Bordeaux, encore classée première ville de la malbouffe

Selon une enquête récente, Bordeaux monte sur la plus haute marche en tant que première ville française de la malbouffe. Elle partage ce podium avec Tours et Metz.

Rédigé par Audrey Lallement, le 19 Jan 2021, à 9 h 35 min
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Pour la quatrième année consécutive, Bordeaux arrive en tête du classement de la malbouffe. La ville a en effet la plus forte densité par habitants d’enseignes de restauration rapide.

Bordeaux, capitale française du fast-food

Bordeaux a le vent en poupe et séduit les visiteurs. La capitale girondine appartient  à la catégorie de ces « place to be », ces lieux incontournables à visiter. Pourtant, elle fait aussi partie d’un classement, bien moins reluisant : celui de la malbouffe, réalisé par le site Acontrecorps.com(1) ;

C’est une publicité dont se passerait volontiers la ville où fut inventé le cannelé et dont le seul nom évoque les meilleurs vins français. Pour réaliser ce classement spécial malbouffe, les enquêteurs ont regardé le nombre de chaînes de restauration rapide par habitants.
Figurent dans cette liste 16 enseignes : McDonald’s, Quick et Burger King (toujours séparés pour cette année), KFC, Paul, La Brioche Dorée, Domino’s Pizza, Subway, La Mie Câline, Starbucks, La Croissanterie, Pizza Hut, Pomme de pain, O’tacos, Bagelstein, et Speed Burger.

Quelles sont les villes championnes de la malbouffe ? © TotallyBlond

« La particularité de ces aliments servis en restauration rapide est qu’ils sont pauvres en sources nutritives comme les fibres végétales et les vitamines, mais riche en gras, en sel, en sucre et autres produits chimiques », avance l’étude. Conséquences d’une telle alimentation : obésité, hypertension artérielle, diabète, maladies cardiaques, cancers, maladies chroniques et malaise psychologique lié au surpoids.

51 enseignes de restauration rapide pour 260.352 habitants à Bordeaux

Résultat : Bordeaux se retrouve en tête de classement avec 51 enseignes (dont 11 McDonald’s, 9 Paul, 5 Brioche dorée et 5 Starbucks) et un ratio de 0,1959 pour 1.000 habitants.

Pour la quatrième fois consécutive, la ville se retrouve sur la première marche du podium. Elle est suivie de Tours, avec 24 enseignes et un ratio de 0,1724 et de Metz avec 20 enseigne et un ratio de 0,1689. Viennent ensuite Limoges, Lille et Brest.

Le grand absent de ce classement de la malbouffe est le kebab. Il est en effet difficile de chiffrer le nombre d’enseignes dans l’Hexagone.

Les enseignes de fast-food moins impactées que les restaurants classiques

Entre confinements et fermeture forcée, le secteur de la restauration est à la peine face à l’épidémie de Covid-19. Mais les enseignes de fast-food ont réussi à tirer leur épingle du jeu, annonçant des pertes 2 fois inférieures aux établissements classiques, grâce notamment à des systèmes de vente à emporter et de livraison mieux rodés !

Article mis à jour et republié

Illustration bannière : Vente à emporter et livraison ont sauvé le fast-food – © ArmadilloPhotograp
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4 commentaires Donnez votre avis
  1. quel rapport avec la journaliste qui ne fait que relater une étude ?

  2. L’auteure a dû avoir son diplôme de journaliste dans une pochette surprise !!
    Comment « classe » les villes en fonction du nombre de fastfoods.
    Combien y en a-t-il à Paris ?
    On pourrait classer les villes par leur nombre de restaurants, de grands restaurants !!!
    Les arguments de javier alfonso son recevables !!

    • « On pourrait classer les villes par leur nombre de restaurants, de grands restaurants !!! ». On pourrait Philippe Farineau, on pourrait… Mais ce serait un autre sujet, une autre question. Je ne vois pas bien l’intérêt de ce genre de commentaires…

  3. C’est un fait innéluctable, trop de malbouffe, mais les touristes apprécient la rapidité du service, des prix ajustés, donc pas de perte de temps pour visiter. Bordeaux étant aussi ville universitaire, facilité, heures d’ouvertures plus amples, budget limité. Il est vrai que niveau général a baissé, il est devenu difficile de trouver un restaurant de grande cuisine, mais s’il n’y avait pas un engouement du public pour les fast foods, il n’en aurait pas autant, que chacun tire ses propres conséquences.

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