Canicule : une pétition réclame le transfert des ours polaires du Marineland

Des ours polaires sont-ils vraiment dans leur élément sur la Côte d’Azur ? Non bien sûr ! C’est pourquoi militants et associations se mobilisent pour réclamer le transfert des spécimens maintenus en captivité au Marineland d’Antibes. Et exiger à moyen terme l’interdiction de la captivité de ces mammifères.

Rédigé par Étienne Vergne, le 18 Jul 2019, à 10 h 55 min

Le Sud de la France connaît des étés de plus en plus caniculaires. Comme les humains, les animaux en pâtissent notamment ceux dotés d’une morphologie taillée pour un climat polaire.

Des ours polaires en hyperthermie

L’an passé, la vidéo avait ému les internautes : l’ours Raspoutine, pensionnaire du Marineland d’Antibes, y apparaît exténué, haletant et la bave aux lèvres. Dans l’enclos de 2.200 m2 qu’il occupe avec la femelle Flocke, pas un coin d’ombre ne s’offre à lui pour s’abriter du soleil. Les deux animaux souffrent terriblement des températures estivales.

Dans la région, la température a pu monter jusqu’à 40°C. « Or au-dessus de 10°C, les ours polaires souffrent d’hyperthermie », s’alarme  l’association C’est Assez qui prétend détenir d’autres images non moins révoltantes.

Pour le parc Marineland, déjà épinglé pour les conditions de vie de ses orques, ce comportement est un signe de rut. Une interprétation démentie par des scientifiques que C’est Assez dit avoir contacté. «Un ours polaire n’a rien à faire dans une baignoire, n’importe où dans le monde, et encore moins dans le Sud de la France ».

Autant de bonnes raisons pour réclamer d’urgence leur transfert. C’est l’objet de la pétition lancée par l’association. « Il est impératif de trouver une solution de remplacement, dans un lieu plus adapté à leur physiologie, à l’image par exemple du parc Orsa Rovdjurspark en Suède où l’ourse Hope, fille de Raspoutine, a été transférée », précise le texte de la pétition.

Des animaux privés de leur instinct de prédateur

La pétition réclame également l’interdiction pure et simple de la détention d’ours polaire dans un parc animalier. Une aberration tant pour les scientifiques que pour les défenseurs de la cause animale.

Femelle ours polaire et son petit © outdoorsman

« Ce sont des prédateurs, ils manquent d’espace. L’ours polaire est fait pour marcher sur la banquise, chasser, plonger dans l’eau gelée. C’est sa vie. Si une réintroduction en milieu naturel est trop compliquée, on peut transférer les ours dans des endroits froids, comme le nord de l’Europe », s’indigne Pierre Robert de Latour, fondateur de l’association Orques sans frontière dans les colonnes de Libération(1).

Rappelons que ces animaux parcourent en moyenne 3.000 kilomètres par an à l’état sauvage ! La taille d’un enclos correspond à seulement un millionième de l’étendue de leur environnement naturel. La captivité les prive également d’exprimer leur instinct de prédateur.

En sus, l’ours polaire montre en captivité des signes de stress ou de dysfonctionnements psychologiques par exemple en faisant les cents pas ou en tournant en rond(2).

Pour signer la pétition, cliquez ici

Illustration bannière : Un ours polaire dans un zoo -© Sebastian Rose
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2 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour,
    je voulais signer pour les ours, mais impossible, dommage.

    • C Bernadette, il faut cliquer juste en dessous de l’article. C’est discret

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