Haribo, Lutti, Nestlé… Quand les bonbons passent en mode allégé

« Sugar bashing » oblige, les grands noms du bonbon réduisent de 30% le sucre présent dans leurs nouvelles créations.

Rédigé par Paul Malo, le 2 May 2018, à 9 h 50 min

Le sucre, voilà le nouvel ennemi désigné de notre santé ! Les grands noms du bonbon oeuvrent déjà à éviter ce nouveau « sugar bashing », nous révèle le journal Les Échos.

30 % de sucre en moins

Le sel, le gluten, les aliments transformés… Les ennemis se succèdent et ne se ressemblent pas dans nos courses comme dans nos assiettes. Le dernier en date, et pas le moindre : le sucre. Mais comment fabriquer des douceurs « light » quand on produit des bonbons ? Les grandes marques ont pris les devants et proposent déjà le virage des bonbons allégés en sucre, mais dont la saveur reste la même.

bonbons

Bonbons en vrac © I Wei Huang

Leur secret ? L’innovation. Ainsi, chez Haribo, les deux nouveaux produits lancés il y a quelques semaines de cela, les SeaFriends et Fruitilicious, parviennent à contenir 30 % de sucre en moins en intégrant de la fibre naturelle de maïs. Du côté de Lutti, on a recours au même procédé pour réduire de 40 % le sucre présent dans ses deux nouveautés, Skate Fizz et Crazy Animals. Nestlé a quant à lui imaginé de souffler le sucre traditionnel, ce qui lui permet d’alléger de 30 % deux de ses meilleures ventes, les Fruit Pastilles et Randoms, vendus sous la marque Rowntrees outre-Manche(1).

Moins d’un bonbon par semaine

Pour autant, si ces produits viennent compléter les gammes des grands noms du bonbon afin de répondre aux nouvelles attentes, il y aura toujours des bonbons traditionnels. Même si, par souci de « sugar bashing » (ou de rentabilité ?), leurs paquets sont souvent plus petits.

Mais était-ce bien nécessaire ? La consommation de bonbons par les Français reste des plus raisonnables, selon les chiffres du Credoc : moins de 7,5 grammes par jour, soit un peu moins que le poids d’un bonbon (environ 10 grammes) ! Et les enfants en avalent moins d’une fois par semaine.

En France, si le marché de la confiserie réalise tout de même 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires, cela ne représente que 2 % du secteur alimentaire de la grande consommation. Quant au sucre des bonbons, il ne représente que 2 à 3 % de l’utilisation du sucre en France, très loin derrière les 18 % de celui que nous ajoutons, parfois sans réfléchir, dans nos yaourts, cafés et autres chocolats !

Illustration bannière : Assortiment de bonbons – © stockcreations
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