4 bienfaits avérés des sciences participatives

Les sciences participatives ont le vent en poupe et ce pour plusieurs raisons toutes plus bonnes les unes que les autres. S’il s’agit de les mettre en avant et de faire en sorte que le plus grand nombre y adhère, il faut aussi comprendre quels en sont les bienfaits.

Rédigé par Julien Hoffmann, le 2 Jan 2020, à 8 h 00 min

Les sciences participatives montrent notre besoin d’action face aux problématiques environnementales. Mais elles constituent aussi une première réponse aux enjeux de protection de la faune et de la flore : l’envie de savoir et la nécessité de comprendre.

Sciences participatives : des bienfaits pour la recherche

Il est impossible de protéger ce que l’on ne comprend pas tout comme il est inenvisageable de prendre les bonnes mesures pour éviter que la situation ne se dégrade sans avoir des connaissances de terrain. La science et le milieu scientifique ont besoin de données pour pouvoir faire des préconisations, des extrapolations, des analyses. C’est la matière première indispensable d’un travail de fond qui est le seul à même de définir les priorités pour la protection de l’environnement.

Mais les données à collecter sont colossales et ne peuvent pas encore être le fruit d’un travail des simples professionnels qui ne sont pas encore assez nombreux et qui ne bénéficient de pas assez de fonds pour s’atteler à une tâche si titanesque.

Le suivi des oiseaux bénéficie de plusieurs programmes de science participative © Cristina Conti

La science a ainsi besoin de tout un chacun, de tous les motivés et les consciencieux pour obtenir assez de matière pour débuter son travail de fourmi.

Des bienfaits pour la compréhension de la science

La plupart des personnes n’ont en réalité qu’une connaissance très limitée de la faune et de la flore sauvage avec souvent encore des a priori et des préjugés. Rien d’étonnant à cela : l’état de nos connaissances sur le sujet a tellement progressé sur les seules dix dernières années que même les professionnels ont toujours quelque chose à apprendre !

Mettre un pied dans un programme de science participative c’est ainsi en apprendre sur les plantes et les animaux qui vont être suivis, mais pas que ! C’est aussi apprendre un peu mieux ce qu’est la science. Forte de protocoles, de contraintes et de réflexions, la science a besoin de données de qualité et exploitables. Participer à une telle collecte permet de mieux comprendre la difficulté d’un tel exercice et de mieux apprécier le travail des scientifiques… et peut même faire naître des vocations chez les plus jeunes.

Des bienfaits pour la connaissance

Il existe bien des moyens de mieux comprendre le monde qui nous entoure, comme par exemple lire consoGlobe ! Mais il y en a un qui est certainement le plus efficace d’entre tous quand on parle de biodiversité : aller sur le terrain.

Les surfaces à prospecter peuvent nécessiter d’être à plusieurs © bokan

Se frotter à la biodiversité c’est comprendre, vraiment rapidement, combien elle est multiple et fascinante, combien il est utile de la protéger car tellement fragile (en cherchant en vain des papillons alors qu’ils abondaient il y a quelques années, par exemple) et combien de petits yeux et de petits bras musclés tels que les vôtres sont inévitablement nécessaires à son observation.

Le travail est parfois complexe et fastidieux quand on parle d’un aussi grand territoire que le nôtre, alors n’hésitez pas à retrousser vos manches !

Des bienfaits pour l’emploi : besoin d’amateurs et de professionnels

La protection de l’environnement et à plus forte raison celle de la faune et de la flore ont cependant aussi besoin de professionnels justement rémunérés et capables d’apporter plus que de simples constats.

La protection des espèces mérite aussi de générer des emplois et de devenir un secteur d’activité à part entière, capable de peser sur les politiques publiques. Si des personnes peuvent être payées à assembler des voitures, d’autres doivent bien pouvoir gagner leur vie à suivre des tortues !

Illustration bannière : Enfant en pleine observation de terrain © Beata Becla

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