Au Zimbabwé, des femmes engagées contre le braconnage

Nos confrères du Guardian se sont intéressés à des femmes africaines qui se sont engagées à combattre coûte que coûte le braconnage au Zimbabwé.

Rédigé par Marine Tertrais, le 18 Dec 2017, à 10 h 20 min

Elles sont habillées en treillis militaires et semblent se préparer au combat. Une série de photos publiées par le Guardian met en lumière le quotidien de femmes qui ont décidé de s’engager contre le braconnage au Zimbabwé.

Un entraînement militaire contre le braconnage

Entraînement au combat, camouflage, tirs de précision… tel est le quotidien de femmes de la communauté Akashinga, au Zimbabwé, qui ne supportent plus de voir les animaux de leur pays braconnés par des chasseurs sans scrupule. Pour les dissuader, elles ont décidé de leur faire la guerre. C’est la Fondation internationale de lutte contre le braconnage (IAPF) qui a fait appel à ces femmes et qui les a formées.

Mais qui décide de suivre un entraînement militaire si difficile ? Ce programme est réservé « exclusivement aux mères célibataires sans emploi, aux épouses abandonnées, aux prostituées, aux victimes d’abus sexuels ou physiques, aux femmes de braconniers emprisonnés, aux veuves et aux orphelines » précise l’IAPF. Des femmes mises au banc de la société retrouvent ainsi une place et une reconnaissance sociale.

Un panneau prévenant les braconniers : ‘Quiconque pris sur le fait ou suspecté de braconnage, sera abattu sur place’ © evenfh

Et pourquoi pas les hommes ?

Mais pourquoi faire appel à des femmes ? Certains hommes aussi peuvent être rejetés… Selon l’IAPF, dans « les zones rurales de l’Afrique, une femme avec un salaire investit dans sa famille trois fois plus qu’un homme ». Engager des femmes c’est donc assurer au pays une meilleure stabilité économique dans les années à venir. D’ici 2030, elles pourraient être 2.000 à faire respecter la vie des animaux en Afrique.

Selon les chiffres de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) et du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), 800 espèces sont menacées dans le monde à cause du braconnage. Pour bien comprendre les enjeux concernant l’Afrique, il faut savoir que le prix de la corne de rhinocéros sur le marché noir est de 51.000 euros le kilo, c’est plus que l’or (37.900 euros).

Pour admirer la magnifique série de photos d’Adrian Steirn pour Alliance Earth, rendez-vous sur le site du Guardian

Illustration bannière : Restes d’un rhino tué par les braconniers- © evenfh
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Journaliste web depuis 2010

1 commentaire Donnez votre avis
  1. La seule solution pour protéger les animaux:leur croissance et développement doivent être dans des réserves protégées par l’État et soutenus par des organisations internationales.

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