Des animaux sauvages sauvés par le coronavirus

L’arrêt du commerce d’animaux sauvages, non seulement en Chine mais aussi dans le monde, serait-il la bonne nouvelle de l’épidémie de Covid-19 ?

Rédigé par Paul Malo, le 26 Feb 2020, à 11 h 15 min

C’est une conséquence indirecte de l’épidémie de Covid-19 qui se répand : la Chine a complètement interdit le commerce et la consommation d’animaux sauvages.

Des habitudes millénaires

Est-ce le pangolin qui est à l’origine de l’épidémie de coronavirus ? Tout est-il parti du marché aux animaux vivants de Wuhan, où étaient vendus pangolins, serpents, chauves-souris vivants pour être mangés ? En tout cas, la décision vient d’être prise : les espèces sauvages, proposées sur de nombreux marchés à travers la Chine, sont désormais interdites à la vente.

Elles bénéficient ainsi indirectement de l’épidémie de coronavirus, vu qu’elles sont soupçonnées d’être à l’origine de la première transmission du virus à l’être humain. Pour autant, cette mesure reste encore à être définitivement inscrite dans la loi. En Chine, le Fonds International pour la Protection des Animaux (IFAW) s’est réjoui de cette interdiction par le gouvernement chinois, « déterminé à changer une tradition millénaire, totalement inappropriée dans la société actuelle ».

Interdire la vente à travers le monde

pangolin animaux sauvages chine

La vente de pangolin comme d’autres espèces était déjà interdite par la Cites depuis 2016, en vain – © wanchai waewsra

Selon l’IFAW, l’arrêt du commerce d’animaux sauvages doit toutefois être un effort conjoint de la communauté internationale, et non seulement de la Chine. Néanmoins, 17 ans après l’épidémie du Sras, il est clair que le coût économique faramineux de cette crise sanitaire l’emporte sur l’habitude séculaire de consommer des animaux en tous genres, parfois vivants.

Pour l’ONG internationale WildAid, qui lutte contre le trafic d’animaux sauvages, il faut impérativement que cette interdiction soit pérennisée. La Chine pourrait ainsi montrer la voie à une interdiction mondiale de ces marchés aux animaux sauvages, non seulement en Asie du Sud-Est, mais aussi en Afrique, où la consommation d’animaux sauvages est également répandue. Pourtant, bon nombre sont d’ores et déjà interdits à la vente, mais ce marché est estimé à 15 milliards de dollars par le WWF.

Illustration bannière : L’interdiction de la vente d’animaux sauvages renforcée en Chine à cause du coronavirus – © Binturong-tonoscarpe

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3 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour, j’ai décidé d’être mauvais aujourd’hui et je souhaite donc que tous animaux appelés « domestiques » génèrent des virus et des parasites incontrôlables pour qu’ils puissent être épargnés aussi.

    • même souhait que vous

    • J’ai peur que la réponse sanitaire à ce type de soucis soit plutôt l’extermination massive…

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