Les accorderies boostent le troc et l’entraide

Rédigé par Annabelle, le 6 Mar 2013, à 16 h 17 min

L’histoire des Accorderies

La première Accorderie a vu le jour à Québec en 2002. L’objectif était dès lors de lutter contre la pauvreté et l’exclusion, et favoriser la mixité sociale.

Pour ce faire, on a proposé aux habitants d’un même quartier d’agir comme on le faisait dans les villages d’antan : on échange des services sur la base d’un certain savoir-faire, sans contrepartie financière. Aujourd’hui, le réseau québécois compte près de 2.000 adhérents et propose plus de 700 services.

Trois nouvelles Accorderies ont été inaugurées début avril 2013 dans les 14ème, 18ème, et 20ème arrondissements de Paris.

Comme le concept de l’Accorderie répond à un besoin universel qui est celui d’accéder au savoir et à la connaissance d’une part, et d’exprimer ses propres compétences d’autre part, il est assez logique que le modèle s’exporte dans d’autres pays. De plus, comme le système est souple, il s’adapte à toutes les cultures.

De cette manière, le réseau des Accorderies, canadien à la base, est venu s’implanter en France en 2011, grâce à un partenariat avec la Fondation Macif. Aujourd’hui, il existe plusieurs unités à Paris, à Chambéry et dans la Drôme.

Les Accorderies en France en avril 2013 :

Accorderie de Paris 19ème : 517 Accordeurs, 1.444 échanges, représentant environ 2 300 heures

Accorderie de Chambéry (73) :  275 Accordeurs, 837 échanges représentant environ 1 785 heures

Accorderie de Die (Drôme – 26) : 40 Accordeurs.

Après Paris, Chambéry et Die (Drôme), la Fondation Macif étudie notamment la création d’Accorderies à Bordeaux, Montpellier et Grenoble.

Sur le troc, l’échange et l’entraide

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21 commentaires Donnez votre avis
  1. J’aimerais en faire partie, en tant que; aidant, donnant, proposant. mais aussi ; demandant de l’aide . J’habite à Jonzac 17130, je peux me déplacer ou faire venir chez moi, mais si le distance est de 50-100 km ou plus ?? Alors comment faire et ou trouver le réseaux les plus proche ?
    Barbara

  2. j’en ai un dans ma ville
    pas de travail au noir ………
    de l’entraide, des contacts et du respect

  3. j’habite à Surgères en charente maritime et une » accorderie » s’est développée depuis Janvier 2014.
    on ne fait concurrence à personne , on revient à l’entr’aide qu’il y avait dans beaucoup de villages:on savait qu’un tel réparait des toits ; il le faisait et en contre partie on lui rendait un service…..
    c’est pas plus compliqué que ça
    on arrête d’être individualiste et de se faire remarquer par le FRIC

  4. bravo pour ce site – c’est ce que mes parents appelaient l’entraide entre voisins…..!
    en existet il en Bourgogne ?

  5. Où, et comment trouver le site d’échange près de chez moi ?
    dans le 67170 et 67500 ????

  6. Pour le SEL, voici le @portail : selidaire.org/spip/ .

  7. Effectivement, il existe les SEL (système d’échange local) mais aussi les Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs dans beaucoup de villes et de villages en France. Loin d’être du « travail au noir » dissimulé, ces structures permettent à la fois de pouvoir apprendre des savoirs intellectuels, manuels, savoirs-faire ou savoirs-être pour des personnes n’ayant pas forcément les moyens de se payer des cours ou des services mais en plus, il s’agit de formidables outils de lien social et de valorisation des personnes dans une époque où tout est basé sur la possession matérielle et la consommation à outrance et surtout à tout prix… Un peu de mutualisation des savoirs, ça ne fait de mal à personne car en offrant son savoir, on ne le perd pas, on s’enrichit soi-même en transmettant et la personne qui reçoit en ressort également « grandit ». Peu importe les noms ou les formes, SEL, Réseaux d’Échanges de savoirs ou accorderies, le principal est de partager et d’être en lien pour et par autre chose que l’argent !!

    • Dès lors qu’un quelconque système est organisé avec un mode quelconque d’évaluation du service de chacun pour « équilibrer » le partage, il y a une forme de monétisation. C’est cela que je dénonce.
      Bénévole de très longue date, je ne compte ni mon temps ni le retour que cela pourrait impliquer, et il y en a beaucoup aussi. Ne pas compter ce que l’on donne, ne pas compter ce que l’on reçoit. C’est, à mon sens, cela, la véritable solidarité, la véritable vie en société.

  8. cherche pour soiree des voisins chanteuse ou chanteur contre troc pour juillet

  9. Chacun à mis un nom sur ce type de travail dissimulé échappant à la solidarité collective.
    SEL, Accorderies, Echangeons, …
    Il est évident que pour échapper au fisc, il n’y aura jamais de fédération ou de structure permettant de retrouver touts des associations foncièrement antisociales.

    • il n’y a rien d' »antisocial » dans ces structures, bien au contraire. Il est bien plus enrichissant d’avoir des rapports entre les gens basés sur autre chose que l’argent !!!

  10. Je faisais déjà cela dans les années 50.
    Cela n’avait pas d’autre nom qu’entraide, vie en société, savoir-vivre.
    C’était totalement informel, et c’était très bien ainsi.
    L’organiser est peut-être une bonne idée, quoique.
    Les SELS le monétisent, quoi qu’on en dise, car coter X grains de sel pour ceci, Y pour cela, autant le faire en Euro, car dans cette pratique, on échappe à la solidarité élargie qu’est l’impôt , ce qui est on ne peut plus égoïste.

  11. Je suis surprise qu’il en existe dans ma ville ! A Chambéry, où d’ordinaire il ne se passe rien de très palpitant, surtout dans ce domaine… Dommage que ce soit dans un quartier très à l’écart du centre-ville (ZUP), c’est moins facile pour les autres habitants d’y échanger, surtout que ce quartier n’a pas bonne réputation (comme toutes les ZUP malheureusement)…

  12. C’est nouveau en France et quasiment inexistant alors qu’il existe les
    Sels dans pratiquement tous les cantons, voir plusieurs dans les grandes villes, ( Sel= Service-Echange-Local)et ceci sans argent.
    Consultez les sites des sels de votre région.

  13. Sinon il exite « le sel » qui est un peu pres le même concept : selidaire.org/

  14. A vous de le développer messieurs dames dans votre région, n’attendez pas que par magie ça se monte tout seul. Vous avez des jambes, des bras, une bouche, tout ce qu’il faut pour aller à la rencontre de ces voisins et de lancer l’idée. J’ai moi même lancé ce type de concept sur un papier libre accroché à ma fenêtre, et déjà de nombreuses personnes sont venus échanger avec moi.
    ET oui, la vie se fait en sortant de chez soi, et non sur internet.

  15. Habitant de Bougival -78380- comment me joindre à une « accorderie » proche. Merci et cordialement; Jacques Brillot

  16. Je trouve cette initiative excellente! De plus, j’apprécie particulièrement que l’enseigne « Accorderie » soit en français (je deviens allergique à l’anglicisme).
    @miam:

  17. Euh, je suis intéressé par le concept, mais sans avoir le nom ou les sites internet des structures qui existent en France, l’article ne sert pas à grand chose

    • j’ai trouvé un site : http://www.accorderie.fr/ mais apparemment ce n’est pas encore très développé seules quelques villes en disposent dommage.

    • je suis tout a fait d accord moi aussi je reste sur ma fin

Moi aussi je donne mon avis