6 gestes simples pour aider les abeilles

Les abeilles sont menacées du syndrome d’effondrement, autrement dit de disparition. Une catastrophe potentielle que chacun peut modestement contribuer à repousser par de petits gestes. Découvrez quelques gestes simples pour aider les abeilles !

Rédigé par Jean-Marie, le 18 Apr 2019, à 18 h 05 min

Geste #2 pour aider les abeilles – Plantez un jardin favorable aux insectes pollinisateurs

Si vous disposez d’un jardin, d’un balcon, ou de quelques pots, tout d’abord, plantez autour de vous ! Procurez-vous des graines bio de fleurs variées de préférence dites « mellifères » (dont le nectar permet de produire du miel), et parsemez-en votre jardin, votre terrasse ou vos balcons. Ne coupez pas votre gazon trop ras et laisser les petites fleurs s’y épanouir.

aider abeilles

Une jachère fleurie, un paradis pour abeilles © Janecc

Puis laissez pousser une zone « sauvage » dans votre jardin où vous ne tondrez pas régulièrement ou pas du tout : cette zone deviendra rapidement une zone de biodiversité fort appréciée des insectes et des abeilles. Vous pouvez laisser pousser une zone une année, et la changer d’endroit l’année suivante.

Quelles graines planter pour soutenir les colonies d’abeilles domestiques comme sauvages ?

Les meilleures espèces de fleurs pour les abeilles sont donc les plantes dites mellifères. Celles-ci sont en effet des sources de pollen, de protéines, et de nectar pour les insectes butineurs. Elles leur permettent de satisfaire leurs besoins alimentaires et d’allonger leur durée de vie.

Les abeilles adorent les bulbes de dahlias, de lis, de nérine, de glaïeul d’Abyssinie (Gladiolus callianthus, ou Acidenthera). En automne, offrez-leur toutes les variétés de fleurs de crocus pour qu’elles y trouvent une nourriture riche pour l’hiver.

Il y deux listes de semences « pro-abeilles » en fonction des sols :

  • Sol sec ou calcaire  : coquelicot, cameline, origan, cardon, réséda jaune, etc.
  • Sol humides ou frais : grande bardane, chicorée, verge d’or, vipérine, phacélie, etc.

Créons 10.000 zones de BZZZ !

Vous voulez venir en aide aux insectes dès à présent ?

Pourquoi ne pas créer une zone de BZZZ – un espace de protection pour les abeilles et autres pollinisateurs ?

Grâce à Agir pour l’environnement, ce sont plus de 10.000 Zones de BZZZ et donc des millions de graines mellifères qui ont été semées en 2017 et 2018… Un record à battre cette année !  Pour en savoir plus, c’est ici

Aménagez un point d’eau

Pour prospérer, les abeilles ont besoin d’une source d’eau fraîche près de leur ruche. Cette eau leur sert à  diluer le miel qui nourrit les larves mais aussi à rafraîchir la ruche.

Prévoyez donc un petit bassin pourvu d’un îlot qui sort de l’eau en pente douce, car les abeilles peuvent se noyer dans les bassins ou étangs trop larges et à bords trop raides. Un point d’eau du type bassin à oiseaux dont vous changez l’eau régulièrement convient très bien.

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Les abeilles ont aussi besoin de boire © Photografiero

Geste #3 pour aider les abeilles – Sus aux pesticides dans le jardin

On pense que les abeilles, comme tous les insectes et les fleurs sauvages d’ailleurs, souffrent grandement de l’utilisation trop massive de pesticides en particulier et de produits phytosanitaires en tous genres. Pour aider les abeilles, proscrivez donc tout pesticide et herbicide de votre jardin.

Bonne nouvelle !

À partir du 1er janvier 2020, il sera interdit aux personnes privées ou publiques d’utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades « accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé »

Si vous faites vos propres purins, vos décoctions et toutes préparations à base de plantes destinées à « traiter » votre potager (contre les champignons, les insectes ravageurs, etc.) ou pour servir d’engrais, n’en abusez pas non plus. Le but de la démarche étant de développer un principe actif d’une plante en la transformant, ce principe actif concentré dans votre produit peut, lui aussi, être nocif pour les abeilles.

Lire page suivante : Gestes #4, 5 et 6 pour secourir les abeilles

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Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

69 commentaires Donnez votre avis
  1. bonjour, hier j’ai découvert une abeille butinant sur un plant de serpolet acheté en jardinerie. Elle est revenue aujourd’hui, j’habite au 6° étage !… et j’ai choisi lavandes, géraniums, thym, ciboulette, sur mon balcon.
    J’habite au Cannet Alpes Mmes.

  2. Il y a de belles initiatives pour sauver les abeilles: allez voir le projet POLLEN FACTORY: fr.ulule.com/pollen-factory et contribuez à sa réussite en donnant 5 euros ou plus. Pollen Factory vendra des plants de lavande bio de bonne qualité et non stériles. C’est accessible à tous, jardin ou pas il suffit d’un petit bout de balcon, d’un rebord de fenêtre. Pensez-y!

  3. je veux simplement connaitre comment donner des compléments alimentaires pour les abeilles et les bourdons et pas entendre des banalités rabachées depuis 20 ans !

  4. Bannissez les fleurs doubles, au profit des fleurs simples, beaucoup plus riches en pollen et en nectar.
    Quelles que soient les plantes mellifères que vous choisirez de semer ou de planter au jardin, l’idéal est de multiplier les espèces, afin d’avoir une grande diversité de fleurs et des floraisons échelonnées sur toute l’année.

  5. ABEILLES ET MOUTON À DEUX PATTES

    Que ce soit dans le domaine apicole, ou, même, par rapport à beaucoup d’autres, il est à craindre aujourd’hui, hélas, que même sonner le tocsin ne suffise plus. Pas plus qu’aucune sorte de glas, d’ailleurs !
    La raison en est que le « mouton » à deux pattes semble avoir déjà pris ses quartiers dans la plus morne, la plus funeste des cellules carcérales qu’une société, y compris actuellement la nôtre, ait jamais pu imaginer pour contraindre quiconque à baisser la garde. C’est-à-dire, lui-même.
    Quand à sa fantasmatique canne à pêche, aux libertés ferrées, elle n’attrape plus que des poissons morts.
    D’ailleurs, même la porte rouillée de son sinistre cachot, qui claque désormais au vent de ses renoncements et de ses rêves abandonnés sur le carreau de son indifférence, ne s’ouvre plus que sur le néant sidéral du cimetière moral de ses coupables complaisances.
    Du reste, ennuyé de lui-même, et le coeur à demi vide, à l’instar d’une vieille gourde percée, il semble que plus rien nulle part ne l’intéresse.
    Excepté, peut-être, de pouvoir encore brouter -tranquille- quelques brindilles du foin humide que ses maîtres mondialistes consentent encore à lui jeter. Pour l’instant !…

  6. Non, ne pas manger plus de miel car les abeilles produisent leur stock alimentaire de la ruche et nous, nous pillons leur réserve. Mais surtout manger du miel local au sein de petit rucher sans élevage de reines. Faire respecter les épandages de produits toxiques aux horaires légaux (après 18h00), favoriser la biodiversité florale (des fleurs toute l’année et pas simplement les plus voyantes) mais surtout semer et planter ce qui est local, il suffit de regarder autour de soi afin de savoir ce qui pousse naturellement chez soi. Il faudrait simplement du bon sens et surtout de l’observation, pas de la théorie.

    • Il faut bien sure manger du miel pour qu’il y ai des apiculteurs.
      Ce sont des techniciens qui aident, abritent, soignent les abeilles grace a eux les abeilles produisent du miel en excédent dont nous pouvons profiter, un échange profitable a l’homme et l’abeille .Par contre l’agriculture actuelle est nuisible pour tout homme ,animaux rivières .

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