Les toits végétaux : ça pousse !

Les toits végétaux : ça pousse !

La végétation colonise de plus en plus les toits des habitations. Le point sur une technique écologique autant qu’esthétique. Consommation d’énergie, isolation thermique, et même esthétique, le toit végétal répond à diverses préoccupations d’actualité.

  • Le principe des toitures généralisées consiste à recouvrir d’un substrat végétalisé un toit plat ou de faible pente en remplacement du bardeau d’asphalte ou d’aluminium traditionnellement utilisé.
  • Le mélange de terre et de végétaux enracinés sur les toits permet de réaliser des toitures relativement bien isolées, étanches, résistantes au vent et au feu.
  • Utilisé depuis la préhistoire, ce type de toiture est aujourd’hui une caractéristique architecturale fréquente d’un bâtiment durable ou de type HQE .
  • Mieux encore : le principe de l’éco-toit semble se généraliser… hors de France, malheureusement.
    Certaines villes allemandes comme Berlin, Hambourg ou Stuttgart adoptent des mesures fiscales incitant particuliers et entreprises à verdir leurs toits. La ville prend en charge une partie du coût de l’installation.>>> En Allemagne, 10 % des toits ont été végétalisés en dix ans. En tête du peloton des toits verts : le Canada, la Suisse, la Belgique, à la traîne, la France… 

    Des fleurs sur tous les toits ?

    Aspect engazonné ou prairie, on peut végétaliser n’importe quelle toiture : métal, béton, tôle d’acier nervurées, bois…Mais, la végétalisation ne s’improvise pas.
    L’ajout d’un substrat de culture et de végétaux nécessite :

    • une structure capable de supporter le poids de l’installation prévue, gorgée d’eau ou couverte de neige,
    • une étanchéité parfaite (bâches spéciales en plastique placées entre la partie végétalisée et la charpente + membrane géotextile, système anti-racines),
    • une pente relativement faible (35° maxi) et un accès facile pour l’entretien.
    • D’autres facteurs doivent aussi être pris en compte : l’orientation du toit, le vent…

     

    Quel que soit le type de toiture végétale choisi, la membrane se retrouve toujours sur la structure à recouvrir.
    Certaines terrasses sont couvertes de plantes en godets qu’on peut enlever ou déplacer, de dalles pré-cultivées ou de rouleaux pré-végétalisés de sédums.

    L’intégration d’un toit vert est réalisable sur des bâtiments déjà existants. Les surcoûts de construction (renforcement de toiture) sont faibles, compte tenu des économies de chauffage ou de climatisation réalisées.

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    La suite p.2> un concept d’utilité publique