Beauté

Mashüt. Tisser du vieux pour faire de jolis sacs neufs !

Mashüt. Tisser du vieux pour faire de jolis sacs neufs !

Mashüt… Qu’est-ce que c’est que ce nom ? Derrière une marque qu’on hésite d’abord à prononcer le nom à voix haute (en fait, ça se dit “Ma choute”, mignon non ?), se cache une jeune et jolie créatrice.

Olivia Clément est du Nord et sa spécialité est le tissage. Mais attention, pas le tissage poussiéreux et vintage que l’on peut s’imaginer ! Elle tisse des sacs à main modernes, tendances, originaux et très jolis, tous faits à la main !

Mashüt, chutes de tissus et textiles tissés

Chez Mashüt, il n’est pas question de simplement récupérer des textiles abandonnés, abîmés, usés… Il s’agit d’anoblir, de créer, de transformer ce qui était bon pour la poubelle en étoffes haut de gamme issues du recyclage.

Entre les mains d’Olivia Clément, les tissus sont récupérés, filés, transformés jusqu’à revivre et se réincarner en sacs à main, originaux et uniques.

Derrière chaque sac, chaque pochette, on retrouve la “patte” d’Olivia Clément, la marque du temps passé pour réaliser le travail, la marque d’un savoir-faire artisanal, le filage, le tissage, le tout empreint du souvenir des regards bienveillants de grand-mères qui appelaient autrefois la créatrice “Ma choute”.

5 questions à Olivia Clément, créatrice de Mashüt

Créatrice de talent, Olivia Clément se fait doucement au nom dans le monde de la mode et de l’accessoire de luxe. Nous lui avons posé quelques questions…

 

Pochette PÖLYN #01 - Clutch

consoGlobe : Pouvez-vous nous expliquer l’esprit Mashüt ? D’où vous est venue l’idée d’utiliser des matières recyclées pour créer vos accessoires ?

Olivia Clément : Pour expliquer le concept, je dois d’abord vous donner la définition. Mashüt, cela se prononce « Ma choute », un surnom que me donnaient mes grand-mères quand j’étais petite. C’est un petit surnom utilisé dans le nord de la France et en Belgique, et ça veut dire « ma petite chérie ». J’avais (certaines ne sont malheureusement plus là), et j’ai encore des liens très forts avec elles. Elles m’ont appris à coudre, à tricoter, à créer… et à pouvoir imaginer qu’un simple rideau pouvait devenir une robe de princesse !

C’est ce principe que j’ai voulu retranscrire avec mon travail, ce moment unique où l’ordinaire devient extraordinaire.

consoGlobe : Aujourd’hui, combien de matières différentes utilisez-vous ? Comment vous procurez vous les tissus et les matières ?

Olivia Clément : J’apporte par mon travail ma propre définition au titre d’ennoblisseur textile. Ma démarche, c’est de créer des étoffes précieuses par leur contenu, des matières faites de souvenirs. Leur valeur, c’est la valeur de l’humain, ce lien qui nous lie aux choses, et la relation que nous avons avec l’objet.

Tout cela se matérialise concrètement par 4 grands points :

  • La collecte
  • La transformation (déconstruction/reconstruction)
  • Le tissage de l’étoffe
  • Le produit, l’application.

La collecte :

Je commence par collecter la matière première en sélectionnant des couleurs et des textures diverses, pour me permettre une recherche textile la plus large possible. Une collaboration a été mise en place avec le Relais. Après avoir fait une sauvegarde numérique de chaque pièce pour la « matériauthèque », la matière est dé-contextualisée, transformée.

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