Green bonds 007 pour sauver la transition énergétique

Green bonds 007 pour sauver la transition énergétique

En matière de véhicules financiers, il n’y a pas que les social impact bonds qui dénotent le « verdissement » de la finance. Les investisseurs soucieux d’assurer le développement ont vu dans les Greens bons, une opportunité de financer la transition énergétique. Car ce chantier va nécessiter des investissements énormes dans les années. Les Green Bonds, ou obligations vertes en français, sont donc perçues comme un des leviers clés pour rendre possible la transition énergétique.

Les green bonds pour financer la transition énergétique

Tanguy Claquin, responsable sustainable banking chez Crédit Agricole CIB, ” explique le pourquoi des Green bonds : “les investissements nécessaires pour réussir la transition énergétique sont liés aux infrastructures et se financent par la dette“. La troisième révolution industrielle et ses 5 piliers sont en effet budgétivores et les Etats et les Régions vont manquer de ressources propres.

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La définition des Green bonds

Selon Natixis, « Les “obligations vertes” sont des obligations ayant pour objet de financer des investissements qui comportent un bénéfice environnemental ou réduisent la vulnérabilité à des changements environnementaux.

Cette définition inclut les obligations dites « climatiques », centrées sur des investissements liés à l’atténuation ou à l’adaptation au changement climatique avec un système de suivi démontrant que l’argent levé a bien permis de financer les actions attendues.

Émettre des obligations vertes plutôt que des obligations classiques permet à l’émetteur d’élargir la base de financeurs en accédant aux investisseurs socialement responsables (ISR) qui intègrent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans leurs choix d’investissement. »

 Un marché en forte croissance

Le marché des obligations est un marché en pleine croissance. Il représentait 4,5 milliards d’euros en 2012 et il  devrait atteindre 28 milliards d’euros en 2014 et pourrait à nouveau doubler en 2014 puis atteindre 100 milliards € en 2016. Le marché devient de plus en plus liquide (donc fiable) grâce à l’augmentation du nombre et de la taille des opérations financées par le marché.

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Signe positif :  jusqu’alors, c’étaient des institutions publiques (Banque mondiale avec la première émission en 2008,  la Banque européenne) qui souscrivaient ces obligations vertes pour financer les projets d’énergie renouvelable et de lutte contre le changement climatique. Par exemple, la BEI a émis en 2007 une obligation qualifiée de « climatique responsable ».  Via des Green bonds climatiquement responsables, la BEI participe au financement de 7 projets de rénovation du transport d’électricité à haute tension et à très haute tension pour 72 millions d’euros.

Mais, bonne nouvelle, ce sont désormais les industriels et les collectivités locales qui s’y mettent aussi.  Par exemple, fin 2013, EDF a émis pour 1,5 milliards d’euros de Green bonds pour financer les projets de sa filiales EDF Energies Renouvelables. En mai 2014 GDF SUEZ a émis  2,5 milliards d’euros « green bonds »