Empreinte écologique: deux planètes pour vivre?

Empreinte écologique: deux planètes pour vivre?
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L’empreinte écologique ; ça vous dit quelque chose ? Au rythme de sa consommation actuelle, l’humanité aura besoin de deux planètes au début de la décennie 2030 pour répondre à ses besoins, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Empreinte écologique ; l’humanité pèse trop sur la planète

La notion d’empreinte écologique a été été inventée par 2 chercheurs canadiens afin de mesurer la soutenabilité écologique des activités humaines sur la planète. Le constat qui découle est : nous mobilisons en un an plus de ressources naturelles et de services biosphériques que la Terre ne peut en offrir, nous sommes donc en déficit écologique.

La France au  23ème rang de l’empreinte écologique

empreinte-ecologique-pasL’empreinte écologique de l’humanité, qui évalue sa consommation de ressources naturelles, excède désormais de plus de 30% les capacités de la planète à se régénérer, insiste le WWF.  Puisque la Terre ne peut offrir que 1,8 hectare de ressources naturelles par personne alors qu’en moyenne chaque individu en consomme 2,7 (son empreinte), soit l’équivalent d’une planète et demie, que faire  ?

L’empreinte écologique correspond à la surface de terres nécessaire à une population humaine ou à une personne pour assurer son mode de vie et de consommation : transport, habitat, alimentation, achats et production de biens et de services. L’empreinte mesure l’éventuel déséquilibre entre la demande et l’offre en ressources naturelles terrestres d’origine biologique.

A ce rythme, en 2030, l’empreinte écologique de l’humanité équivaudra à deux planètes.

C’est le Qatar, qui a le pire impact sur l’environnement avec une empreinte de presque 12 hectares par habitant. Depuis plus de 10 ans, les Qataris détiennent le record d’émissions de CO2 par habitant : 44 tonnes selon l’ONU en 2009, soit presque 3 fois plus qu’un Américain (17 t), huit fois plus qu’un Chinois (6 t) et 22 fois plus qu’un Indien (2 t). Selon le WWF,  le Qatar est le pays qui a la pire empreinte écologique, soit 11,5 hectares globaux par habitant. Il faut noter que depuis 2009, le Qatar, menacé par la montée des eaux entraînée par le réchauffement, s’est engagé dans une politique visant à contenir ses émissions de gaz à effet de serre. Il y a du chemin à faire mais ont voit déjà des résultats : les émissions de CO quataries sont passées de 63 tonnes par habitant en 2005, à 57 tonnes en 2007 puis à 44 tonnes en 2009…

L’empreinte écologique de la France

La France occupe une position moyenne, au 23e rang mondial avec 5 hectares par personne dans le classement 2012.  Le rapport Planète vivante 2008 expliquait déjà que la pression de l’humanité sur la planète a plus que doublé au cours des 45 dernières années en raison de la croissance démographique et de l’augmentation de la consommation individuelle.

  • En 2005, l’empreinte écologique de la France excédait de 62% sa capacité par personne. Entre 1961 et 2005, la consommation des Français en ressources naturelles a explosé de 85%.
  • Entre 1961 et 2005, l’empreinte écologique de la France a augmenté  de 85 %, passant de 160 millions d’hectares globaux (Mhag) à 300 Mhag. Cependant, deux périodes de forte baisse ont été observées au début des années 1980 et 1990.

D’une manière générale, tous les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) dépassent largement les capacités de la Terre à se régénérer et ont une empreinte écologique trop lourde.

Toutefois, l’Allemagne constitue une exception. Si les Allemands consomment deux fois plus de la « biocapacité » du pays, leur empreinte écologique marque le pas et tend même à diminuer depuis les années 1980. Pour l’association environnementale, cela montre « qu’il n’y a pas de fatalité et que dans une économie en croissance, un découplage entre PIB et consommation des ressources est possible ».

Un épuisement progressif des ressources naturelles

A Marburg en Allemagne, les habitants se dotent de panneaux solairesCette surexploitation épuise les écosystèmes et les déchets s’accumulent dans l’air, la terre et l’eau. Du coup, la déforestation, la pénurie d’eau, le déclin de la biodiversité et le dérèglement climatique, provoqué par les émissions de gaz à effet de serre, « mettent de plus en plus en péril le bien-être et le développement de toutes les nations« , déplore le WWF. Les ressources naturelles s’épuisent les unes après les autres (gaz, zinc, cuivre, nickel, uranium ) ou sont polluées (air, sols, eau).

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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Bravo pour cet article et tous ces chiffres! Il faut dire la vérité: les humains pullulent. Qu’on cesse de nous répéter qu’il faut faire des enfants, que ce soit pour boucher le trou de la Sécu ou pour payer nos retraites. Nous avons dépassé la limite en 1987 au sujet de notre empreinte écologique, cette année-là une seule Terre suffisait, nous n’étions que 5,5 milliards. Après avoir construit presque partout en superficie, maintenant c’est en hauteur avec des gratte-ciel de + en + haut, et en 2030 ce sera comment, en diagonale?!!!

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