A quoi sert d’évaluer la valeur de la biodiversité
L’objectif européen et national est de freiner la perte de biodiversité d’ici à 2010 – objectif qui implique que toute perte de biodiversité à un endroit donné devra être au moins compensée par un gain de biodiversité en un autre point du territoire.
Mais la compensation, à l’instar de la compensation carbone C02, est délicate à mettre en oeuvre. Si donner une valeur permet de mieux « lire les choses », cela n’autorise pas pour autant la marchandisation. On peut greffer un poumon, on peut se faire indemniser d’une erreur médicale qui a privé une victime d’un poumon, pour autant le poumon n’est pas un objet qu’on commercialiser.
C’est un peu la même chose pour la biodiversité et le vivant. De plus, l’étude souligne dans sa 2ème partie se réfère aux concernant « la valeur tutélaire de la fixation de CO2″ pour souligner, en comparaison, l’ impossibilité de définir un indicateur simple et unique similaire à la « tonne-carbone », pour la biodiversité au niveau mondial.
A qui appartient la biodiversité ?
Le statut juridique de la biodiversité n’est pas plus stabilisé que son prix.
- Il se trouve en effet que seule une partie de la biodiversité (les ressources génétiques des espèces domestiques, les espèces protégées, les espaces remarquables, etc.) dispose d’un véritable statut précisant les droits et obligations des opérateurs publics et privés.
- En revanche, la biodiversité ordinaire, qu’il s’agisse de la flore herbacée, de la macrofaune du sol ou surtout des micro-organismes des sols et des eaux, est considérée comme un élément de la propriété privée de ceux qui possèdent ou utilisent les territoires.
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