Catastrophes écologiques : 5 civilisations rayées de la carte

Comment la civilisation Maya a-t-elle pu disparaître après deux siècles de prospérité ? Qu’est-ce qui a poussé les Khmers à abandonner Angkor ? Pourquoi certaines civilisations développées se sont-elles éteintes de façon subite ? Des études scientifiques ont pu montrer comment, dans certaines mesures, des changements de température et des phénomènes météorologiques extrêmes ont pu conduire au déclin de peuples avancés. Voici quelques exemples.

Catastrophes écologiques : 5 civilisations rayées de la carte

Depuis ses débuts, l’humanité s’est développée en cherchant à dominer et à contrôler la nature. L’agriculture et l’élevage sont des exemples de cette volonté de maîtriser les rythmes naturels de notre belle planète. Mais, bien sûr, la nature finit par reprendre ses droits et ainsi, ce n’est pas toujours l’Homme qui a marqué le cours de l’Histoire : le climat et les catastrophes naturelles ont évidemment joué un grand rôle dans l’évolution des peuples.

Actuellement, le changement climatique s’incruste dans les agendas politiques. Mais à y regarder de plus près, notre planète vit, depuis la nuit des temps, des changements climatiques constants, à la base même de la vie sur Terre.

Si on a l’habitude de parler de peuples et d’empires disparus du fait d’invasions, de guerres, d’infections, de crises économiques ou humanitaires, on sait moins que plusieurs civilisations jadis très développées, ont, quant à elles, disparues du fait de changements environnementaux.

Nous sommes encore là pour en témoigner et c’est en cela que le problème de changement climatique actuel est différent : notre activité humaine est en train de modifier le climat si drastiquement, de façon globale et irréversible, que cela met en péril, comme jamais encore dans l’Histoire de l’humanité, les conditions de vie des générations futures.

Preuve de la force étonnante de la nature, cinq civilisations qui, à défaut de pouvoir témoigner de leurs expériences, nous donnent un avertissement : quel que soit le degré d’avancée technique et scientifique de l’Homme, la nature reste le facteur essentiel à respecter.

L’une des premières civilisations au monde a succombé au manque de pluie

Le croissant fertile du Moyen-Orient, où furent lancées les bases de l’agriculture et de l’élevage, est considéré comme le berceau des civilisations où l’on retrouve les premières colonies sédentaires connues.

Akkad est considéré comme étant la première ville du monde

L’un des peuples les plus importants de la Mésopotamie, malgré sa courte apogée, fut celui des Akkadiens. Son monarque, Sargon, parvint à unifier le croissant fertile sous un même mandat, avec pour capitale la cité d’Akkad (aux alentours de l’actuelle Bagdad), fondée vers 2340 av. J.-C. : on le considère comme le premier empire de l’Histoire de l’humanité.

Mais malgré son important développement, l’empire akkadien s’est effondré rapidement. On attribue traditionnellement cette chute à l’invasion des Gutis qui dominaient une partie de la Basse Mésopotamie à cette période, mais les archéologues tendent plutôt vers l’hypothèse d’un manque de pluie dans la région comme principal responsable de l’affaiblissement et du déclin de la population. Sécheresse et aridité auraient ainsi freiné le développement de la Mésopotamie, et favorisé l’émergence d’autres peuples mieux situés, comme les Grecs.

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