Catastrophes écologiques : 5 civilisations rayées de la carte

Comment la civilisation Maya a-t-elle pu disparaître après deux siècles de prospérité ? Qu’est-ce qui a poussé les Khmers à abandonner Angkor ? Pourquoi certaines civilisations développées se sont-elles éteintes de façon subite ? Des études scientifiques ont pu montrer comment, dans certaines mesures, des changements de température et des phénomènes météorologiques extrêmes ont pu conduire au déclin de peuples avancés. Voici quelques exemples.

Rédigé par Lucia García Botana, le 27 May 2016, à 8 h 00 min

La civilisation qui a détruit sa forêt : les Khmers

L’Empire khmer était un puissant royaume situé dans le Sud-Est asiatique, couvrant une zone actuellement occupée par le Cambodge, le Laos, le Viet Nâm, la Thaïlande et une partie du Myanmar et de la Malaisie. Témoins de la richesse des Khmers, les temples monumentaux d’Angkor Vat, construits entre les VIIIe et XIVe siècles, se dressent toujours à Siem Reap au Cambodge.

L'empire d'Angkor aura cherché sa fin en déforestant toute sa région

Les motifs du déclin de cet empire et de l’abandon du site d’Angkor ne sont toujours pas certains, mais la probabilité d’une catastrophe écologique est très forte. Une étude internationale, menée conjointement par l’Université de Sydney, l’École Française d’Extrême-Orient et l’autorité Apsara du gouvernement cambodgien, semblerait avoir établi une corrélation avec un changement climatique.

Une longue période de sécheresse aurait déstructuré l’économie et la vie à Angkor. En effet, les Khmers avaient développé dans cette cité de vastes réseaux de canaux et de réservoirs, utilisés tant pour les déplacements et le commerce que pour l’irrigation des cultures. Face à la pénurie d’eau, cette infrastructure est tombée en désuétude et les habitants ont quitté la ville.

Mais les Khmers eux-même, pourraient bien être la cause principale de l’effondrement de leur Empire, puisque pour cultiver le riz et développer leurs cités, ils ont du déforester presque toute la région. Cette absence d’arbres aurait alors cassé le cycle naturel des moussons, si bien qu’entre la fin du XIVsiècle et le début du XVe, il n’y aurait pas eu suffisamment de précipitations. L’observation des cernes annuelles de troncs d’arbres au Viet Nâm appuie cette thèse. Le cycle des moussons s’est rétabli dans le courant du XVIIe siècle, mais à ce moment-là, les Khmers n’existaient déjà plus.

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J'ai grandi dans la région rurale de Galicia, en Espagne, où les montagnes et les forêts rencontrent l'océan Atlantique. Ma conscience envers la protection...

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