Coton équitable, nouvel or blanc ?
Le blanchiment du coton exige fréquemment d’utiliser du chlore ou des azurants chimiques. La teinture du coton, elle, requiert souvent d’employer des métaux lourds comme du plomb ou du chrome, évidemment toxiques. Un T-shirt consommait pour sa production 25 000 litres d’eau et émettait 5,2 kg de CO2 (autant que 27 km en avion) chez l’entreprise Switcher, avant qu’elle ne s’attaque au problème. Le coton biologique est moins gourmand en eau et en adjuvant chimique.
Même si aujourd’hui à peine plus de 1% des textiles sont produits biologiquement, de nombreuses entreprises s’y mettent.
- Celio a lancé une gamme de jean biologique et Rica Levis lance des Jeans Equitables,
- Vert Baudet propose le coton biologique et Armor Lux propose une gamme équitalbe.
- La PME vosgienne Decouvelaere a déposé un brevet pour un procédé qui permet de tisser et de teinter des tissus infroissables, à base d’un procédé à mémoire de forme.
- La fibre mise au point par Cargill Nature Works, appelée Ingeo, utilise l’amidon des grains de maïs,
- De nombreuses marques apparaissent dans le domaine de la mode éthique, et pas uniquement en France: Veja, Capalongas, Seyes, Clare Kane, Louis Vuidon, M-100-C, Loomstate, Misericordia, Andines, K Hamnett, Enshallah, El Naturalista (Espagne), Cherrybomb (Berlin), Trigema (Allemagne), American Apparel, Kuyichi, Switcher …
- Des associations se sont créées pour certifier l’origine équitable des produits : par exemple, l’association lilloise « Yamana » qui propose une certification « Fibre citoyenne ».,
- Switcher a entrepris de réduire de moitié l’émission de gaz carbonique pour chaque T-shirt produit,
- Patagonia veut recycler 50% de ses vieux sous-vêtements pour les transformer en pièces neuves d’ici 2007,
- Natural Works, la fililae de Cargill, la multinationale américaine, est le premier à avoir mis au point la production d’un polymère à base d’amidon de maïs, parfaitement bio-dégradable, (le PLA) qui peut servir comme emballage, mais aussi comme fibre textile.
La démarche repose sur 3 volets :
- l’équité dans les échanges économiques,
- la préservation de l’environnement,
- le respect d’une étique sociale.
Comment s’y retrouver ? Les labels
Les labels restent une garantie de qualité qu’utilisent de nombreuses marques comme par exemple Bout’Chou (Monoprix), La Camif, Armor Lux ou Petit Bateau.
> Oeko-Tex 100 garantit que les textiles ne contiennent pas de substances indésirables pour la santé et pour la peau. > Oeko-Tex 1000 garantit non seulement que les textiles ne contiennent pas de substances indésirables, mais aussi que les fabricants respectent des normes écologiques de production sévères.
