Vivre à côté d’une route augmenterait le risque de démence

Plus près on vit d’une autoroute, plus on court le risque de développer une démence, révèle une étude réalisée au Canada pendant onze ans.

Rédigé par Anton Kunin, le 9 Jan 2017, à 11 h 00 min

Sur les trois maladies étudiées (maladie de Parkinson, sclérose en plaques et démence), seul le lien entre la démence et le fait d’habiter près d’une autoroute a été démontré.

Plus on est proche, plus le risque est élevé

Le risque de démence augmenterait en fonction du rapprochement entre le domicile d’une personne et un grand axe routier. Selon une étude menée par des scientifiques canadiens pendant 11 ans, parmi les personnes habitant à moins de 50 mètres d’une autoroute, 7 % ont développé une forme de démence. Cette proportion est descendue à 4 % lorsque le domicile se situe entre 50 et 100 mètres d’une grande route, et à 2 % lorsqu’il se trouve à 100 mètres et plus. En d’autres termes, aucune augmentation de risque particulier n’était observé lorsque le domicile est situé à plus de 100 mètres d’un grand axe routier.

Cette étude a été menée sur 4,4 millions de personnes âgées entre 20 et 50 ans et 2,2 millions de personnes âgées entre 55 et 85 ans. Tous habitaient en ville et n’ont pas déménagé depuis 1996. Afin d’obtenir des résultats fidèles, une méthode d’ajustement aux facteurs, comme le diabète, les lésions cérébrales et le revenu du ménage a été appliquée.

L’origine exacte reste inconnue

À ce jour, les causes exactes de la démence restent inconnues, mais des facteurs génétiques, comme le mode de vie ou des facteurs environnementaux sont communément admis par la science comme étant responsables de son développement. Les gaz d’échappement émanant des véhicules en circulation, notamment l’oxyde d’azote, sont connus pour leur nocivité sur la santé, mais il reste à déterminer si c’est bien eux qui pourraient provoquer la démence. L’origine de ces troubles pourrait aussi bien se trouver ailleurs : les personnes habitant près d’une autoroute ont généralement une activité physique moindre que ceux qui habitent près d’un parc ou d’une rivière, où ils peuvent aller courir.

La science ne donne pas de recette anti-démence, les médecins recommandent toutefois une alimentation saine, une activité physique et mentale continue et une consommation d’alcool modérée.

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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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