Violence dans les abattoirs : les députés refusent les caméras

Les images tournées dans les abattoirs ont choqué les Français. Une proposition de loi a été lancée, mais l’installation de caméras est refusée.

Rédigé par Maylis Choné, le 16 Dec 2016, à 11 h 15 min

Les députés ont refusé l’installation de caméras dans les abattoirs. Celles-ci visaient pourtant à protéger les animaux des mauvais traitements de la part des salariés. Oliver Falorni, député de Charentes-Maritime, avait lancé une commission d’enquête en mars 2016 pour faire la lumière sur les violences dans les abattoirs. Ce travail avait donné lieu à une proposition de loi en septembre.

Une proposition de loi pour protéger les animaux

Olivier Falorni, député de Charentes Maritime (du Parti Radical de Gauche), est le président de la commission d’enquête et l’initiateur de ce texte. En septembre, après plusieurs scandales concernant les violences faites aux animaux vivant dans les abattoirs, il dépose une proposition de loi contenant 65 mesures pour diminuer les souffrances animales.

L’une d’elle concerne l’installation de caméras dans les abattoirs, dans toutes les zones où des animaux vivants sont manipulés. Examinées le mercredi 14 décembre par les députés, ces installations ont été rejetées. Les élus de l’opposition jugent cette mesure trop coûteuse et pensent qu’elle engendrerait trop de pression sur les salariés.

Un texte vidé de sa substance

Olivier Falorni est furieux. Il a même voté contre le texte réécrit, vidé des articles principaux. L’opposition a pu faire supprimer également les visites de parlementaires des abattoirs de façon inopinée, accompagnés ou non de journalistes. « On n’est pas là pour faire les cowboys ! » a lancé Philippe Le Ray (LR), agriculteur. Thierry Benoit (UDI) jugeant quant à lui la disposition « invraisemblable ».

En revanche, les sanctions pour maltraitance des animaux dans les établissements de vente, de toilettage, de garde ou de dressage ont été renforcées. Enfin, les mauvais traitements sur les animaux dans les abattoirs et dans les entreprises de transport seront considérés comme un délit. L’Assemblée votera le 12 janvier ce nouveau texte.

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12 commentaires Donnez votre avis
  1. Toute cette souffrance pour un simple plaisir gustatif, c’est dramatique.
    Ah j’oubliais… pour le fric aussi!

  2. vous me faite rire avec les abattoires .pour une certaine population qui egorge les animaux les associations la ferment les yeux ..c’est plus horrible

  3. je suis persuadee qu’une personne qui aime les animaux ne pourrait pas travailler dans un abattoir et d’autre part on n’a pas encore trouvé de solution pour eradiquer la mechanceté et la cruauté chez l’etre humain là il y a urgence ! nous subissons les caméras partout au nom de la securite leur présance se justifie pleinement.
    un petit mot au sujet de nos députés comme ils sont vulnérables devant leurs intérets !
    ma solution ne plus faire confiance à nos politiques supprimer la viande de mes repas.

    • Adolescent, j’allais aux abattoirs chercher du suif pour nourrir les oiseaux.La façon de tuer les animaux étaient, à mes yeux, “respectables”!!!
      Je ne suis pas végétarien mais je pense que,comme dans d’autres domaines, il n’y a plus de respects!!!Entre nous, je suis facteur dégoûté par les “patrons” et les pûtes de sud!!!

  4. Encore une fois, ces élus indignes, qui obéissent au dicktat des lobbies, préfèrent entretenir l’obscurantisme. Ainsi, ils pourront se faire offrir une campagne politique ou une résidence secondaire !
    Le contrôle vétérinaire est devenu virtuel, ainsi pas de risque de dénonciation. Et puis, l’embauche de sans-papier, qui est dans ce milieu monnaie courante, facile l’emploi pas cher et corvéable à merci.
    Si l’enfer existe pour ces travailleurs, imaginez ce qu’il en est pour les animaux condamnés par l’estomac égoïste et stupide d’une majorité de bien pensants….
    Il serait temps que les viandars comprennent qu’ils sont en grande partie responsables de toutes ces horreurs qu’ils cautionnent à chaque fois qu’ils achètent.
    Quand à ceux qui s’imaginent que les associations font des reportages bidons, ils attestent d’une parfaite imbécilité de leur part ; comme si les associations n’avaient rien de plus utiles à faire que de se discréditer avec des infos bidons ! Assurément, c’est ignorer que les militants qui sacrifient leur temps, leur argent, leur vie privée, et qui prennent de gros risques pour leur propre vie pour informer un public abrutis par la publicité et des siècles de manipulations, sont au moins aussi courageux que les résistants des guerres passées. Mais pour sûr, les imbéciles sont eux si courageux, qu’ils préfèrent chercher une éventuelle paille ailleurs plutôt de remettre la monumentale poutre qui leur sert de conscience.
    Purée, la consommation de cadavres rend vraiment l’espèce humaine plus moléculaire qu’une amibe.

    • Le flicage ça suffit,il y a plus important dans la vie, tout ça pour faire plaisirs à quelques végétariens, la consommation de viande existe depuis la nuit des temps, ce n’est pas quelques illuminés qui vont changer le cours des choses, de plus le consommateur de viande et loin d’être un abrutis comme vous le dites.

  5. Je ne sais pas si la surveillance permanente par caméras est la bonne solution : c’est une pression continue que peu de salariés accepteraient sans mal le vivre…On pourrait ,à ce titre, en mettre dans les chambres d’hôpital, les maisons de retraite, les crèches, les chaines de montage etc…On irait vers l’invivable!
    Habitant tout près d’un abattoir, j’en vois assez pour comprendre que ces comportements sont, parfois, liés au profil psychologique de certains opérateurs, mais surtout, je crois, à la répétition permanente de l’acte d’abattage, qui amène à l’accoutumance (un peu normale pour “tenir” dans ce métier), puis à une totale indifférence si on n’y prend pas garde, dans un contexte de quotas imposés à respecter, avec des animaux parfois imprévisibles et sur lesquels l’énervement n’arrange rien.
    La caméra me parait l’outil facile pour qui n’y connait que peu, on stressera les gens plus encore que les animaux dans un contexte délétère.
    Il serait de loin préférable de bien former les opérateurs, puis de les surveiller en intermittence en interne, avec encouragement des bonnes pratiques…et aussi sanctions sévères si dépassement avéré des normes.
    En tous domaines, un bâton sans carotte ne génère qu’aigreur, frustration et démotivation.
    Des décisions non anodines comme le choix d’un filmage permanent ne doivent pas être prise sous le coup d’une émotion (pourtant compréhensible ici) mais d’une réflexion qui fait bien le tour du problème. Et ce problème d’abattage a d’autres solutions que la caméra.
    C’est pour moi la plus facile…et la pire, pas forcément la plus efficace.
    Mais qui supervisera l’application d’autres solutions et avec quels moyens?
    C’est un des gros problèmes créés par l’inertie, si souvent observée, de la gestion “à la Française”

  6. La video de surveillance est un outil qui est, en fait, propose pour banaliser son usage et habituer la population au controle. Elle n est pas la solution, il en existe beaucoup d autres, comme les visites inopinees.

  7. Il n’y a certainement aucune volonté des gestionnaires des abattoirs à provoquer des souffrances inutiles.
    Il n’y a surement la méchanceté, l’inconscience ou la bêtise de certains salariés, ce contre quoi il faut évidement lutter avec énergie. (sélection à l’embauche, formation, EPI, suivi…)
    Il y a peut-être aussi la machination de certains lobbys anti-viande qui réalisent des montages destinés à discréditer les abattoirs. (sinon, comment expliquer le les “vidéo volées” ne permettent pas d’identifier les auteurs!).

    • Les associations de protection animale, sont bien obligés de faire de la “caméra cachée” puisque toutes les demandes de visite des abattoirs sont refusées! Si tout s’y passe bien, si les contrôles sont effectués etc… pourquoi n’ouvrent-ils par leurs portes? Et visiblement les employeurs n’ont que faire du niveau de leurs employés. Seul le rendement compte, comme dans toute notre société. Non, ce n’est pas une “machination de lobbyistes anti-viande” mais des humains outrés de la souffrance gratuite infligée aux animaux.

  8. Il y a tellement de souffrances, de barbarie que l’on ne veut pas que cela soit vu aux yeux de tous.
    Cela n’empêchera pas de continuer à infliger de telles tortures à ces pauvres victimes animales bien à l’abri de nos yeux et oreilles.
    Leur souffrances nous ne les entendront pas lorsque nous irons acheter notre barquette de viande “plastique sans goût” en grande surface.

    • C’est tout à fait ça! Les gens ne veulent surtout pas qu’on leur montre les conséquences de leurs actes, et en l’occurence, de leurs achats.

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