Rendre la prospection de gisements plus respectueuse des cétacés avec la technologie Vibroseis Marin

Pour localiser des gisements pétroliers et de gaz sous les mers, des canons à air sont utilisés. Cette technique est particulièrement bruyante et donc nocive pour les animaux marins. Les choses pourraient bientôt changer.

Rédigé par Maylis Choné, le 18 Jul 2017, à 11 h 00 min

Les canons à air sismique utilisés par l’industrie pétrolière et gazière pour localiser les gisements marins produisent une importante pollution sonore. Les dommages sur les animaux sont parfois irréversibles.

Une nouvelle technologie pour localiser les gisements de pétrole et de gaz en mer : le Vibroseis Marin

C’est une bonne nouvelle pour le monde marin. Un communiqué publié le 17 juillet par le Fonds international pour la protection des animaux révèle que la nouvelle technique – le Vibroseis Marin – qui sera peut-être bientôt mise en place par l’industrie pétrolière et gazière produira moins de pollution sonore que les canons à air sismiques utilisés jusqu’à présent. Les dauphins et les baleines en sont les premières victimes.

Lire aussi : Le bruit des moteurs de bateaux stresse les animaux marins

L’exposition à ce bruit est une source d’anxiété qui pousse les mammifères à fuir leur habitat, modifie leurs vocalisations – ce qui gêne leur reproduction – et peut même provoquer des lésions auditives irréversibles“. Ainsi, les chercheurs ont comparé le canon à air sismique et le Vibroseis Marin. Ce dernier est plus avantageux pour l’environnement en termes d’empreinte acoustique.

vibroseis marin, vaisseau de propection sous marine

Un vaisseau de prospection sismique marine © donvictorio

Le Vibroseis Marin, respectueux de la faune marine

Ce n’est pas difficile de faire plus respectueux pour l’environnement marin que le canon à air sismique. Ce dernier tire toute les trente secondes et émet des sons qui parcourent des milliers de kilomètres sous l’eau. Le Vibroseis Marin, lui, n’est audible qu’à cinq kilomètres. Dauphins, bélugas, baleines, narvals et marsouins seront moins exposés.

Toujours selon l’étude, cette découverte technologique permettrait également de “diminuer les niveaux d’exposition sonore (notamment la durée pendant laquelle la vie marine est exposée au son) sur des distances de plus de 100 kilomètres“. Il sera également possible de moduler la puissance des sons émis par la machine, ce qui était impossible jusqu’à présent.

Illustration bannière : Plateforme pétrolière offshore et bateau de ravitaillement – © MOHD REDZAL BIN AMZAH
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...




Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis