Insuffisance rénale du chat : un traitement révolutionnaire bientôt disponible
Grâce à un nouveau traitement d’origine japonaise, 80 % des chats traités survivraient grâce à un nouveau médicament contre l’insuffisance rénale.

Verra-t-on demain un mal touchant la grande majorité des chats entièrement éradiquée ? Un nouveau traitement pourrait le permettre.
Une protéine restaurant les fonctions vitales
Un institut de recherche japonais, l’Institut de médecine AIM, vient de franchir une étape clé en déposant une demande d’homologation auprès du ministère de l’Agriculture pour un nouveau traitement révolutionnaire destiné aux chats. Ce nouveau médicament cible l’insuffisance rénale chronique, une pathologie jusqu’ici incurable qui touche une immense majorité de chats vieillissants.
En effet, environ 40 % des chats de plus de 10 ans et jusqu’à 80 % de ceux de plus de 15 ans sont atteints. Ce traitement révolutionnaire repose sur la protéine AIM, découverte il y a plus de vingt ans par le chercheur Toru Miyazaki. Ce dernier compare cette protéine à un « agent de débouchage » capable de restaurer les fonctions vitales de l’animal. L’objectif de ce traitement est non seulement d’augmenter la longévité des chats, mais aussi d’alléger la souffrance physique des animaux, de même que la charge financière pesant sur leurs propriétaires pour y faire face.
Le saviez-vous ?
Linsuffisance rénale est souvent silencieuse : les symptômes n’apparaissent que lorsque 75 % des reins sont déjà endommagés.
Des résultats prometteurs
Les résultats des premiers essais cliniques réalisés, publiés récemment dans le Veterinary Journal, se sont révélés particulièrement prometteurs. L’étude démontre que les chats traités affichent un taux de survie des plus impressionnants, entre 80 et 83 %. En comparaison, le groupe témoin n’ayant pas reçu le médicament ne présentait qu’un taux de survie de 20 %. De quoi souligner clairement l’efficacité majeure de cette nouvelle approche thérapeutique.
Cette avancée médicale a failli ne jamais voir le jour en raison de difficultés de financement rencontrées durant la pandémie de Covid-19. C’est un élan de solidarité exceptionnel qui aura finalement permis de sauver le projet : entre 2021 et 2022, des passionnés et des propriétaires de chats ont fait don de près de 300 millions de yens (environ 1,6 million d’euros), permettant de financer la finalisation des recherches, jusqu’à aboutir à une demande de mise sur le marché du traitement.
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