Textile et chaussures, mauvais élèves de la transition écologique

Selon un récent baromètre commandé par Refashion, la filière habillement et chaussure figure au premier rang des secteurs à transformer.

Rédigé par , le 5 Nov 2026, à 11 h 21 min
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Si les consommateurs identifient la sobriété et l’allongement de la durée de vie de leur garde-robe comme les solutions prioritaires pour atténuer l’impact environnemental du secteur, l’industrie du textile et de la chaussure est directement pointée du doigt par plus de trois citoyens sur quatre.

Le secteur textile, levier prioritaire

Bonne nouvelle : Les enjeux environnementaux sont aujourd’hui omniprésents dans l’esprit des Français : 74 % d’entre eux se disant nettement plus préoccupés par ces questions qu’il y a cinq ans. Cependant, 88 % des répondants partagent au moins un sentiment négatif face au changement climatique. L’inquiétude domine largement (64 %), souvent doublée d’un sentiment d’impuissance (45 %). Bien que la nécessité d’agir fasse consensus, les citoyens balancent constamment entre l’urgence d’accélérer les réformes écologiques et l’impératif de préserver leur pouvoir d’achat.

Considérée par 76 % des personnes interrogées comme une industrie à fort impact environnemental, la filière habillement et chaussure figure au premier rang des secteurs à transformer. Pour 58 % des sondés, c’est avant tout le rythme de renouvellement excessif des produits qui explique cette empreinte nocive. Conscients de cette réalité, les Français placent désormais la révision de leurs achats vestimentaires juste derrière la maîtrise de leurs consommations d’énergie parmi les habitudes qu’ils sont le plus prêts à modifier. En effet, le prix des articles responsables est perçu par 42 % des Français comme le principal frein à une consommation durable, devant les habitudes d’achat (33 %) et le coût des réparations (27 %).

Relocaliser et recycler

La manière de concevoir, d’acheter et de renouveler les vêtements est ainsi perçue comme un levier d’action individuel et collectif déterminant pour amorcer une transition concrète. 54 % des Français estiment que conserver plus longtemps ses vêtements et chaussures constitue l’action la plus efficace, tandis que 42 % préconisent la réparation au détriment du remplacement systématique.

Projetant leurs attentes à l’horizon 2032, une personne sur deux (50 %) exige en priorité des produits conçus pour durer. Cette aspiration à la longévité surpasse nettement d’autres pistes technologiques ou logistiques, telles que la relocalisation de la production en Europe (32 %) ou l’accélération du recyclage en fin de vie (30 %).


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