Terrible two : comment gérer au mieux la crise des deux ans ?

Pas toujours facile à vivre pour les parents, la crise des deux ans appelée aussi terrible two peut parfois être vraiment difficile à gérer au quotidien. Pourtant elle est essentielle au bon développement de votre enfant. Alors, comment réagir ? Quel sont les bons réflexes à avoir pour ne pas se laisser dépasser par cette fameuse crise d’opposition ? On vous livre quelques conseils.

Rédigé par Marie Mourot, le 18 Mar 2020, à 16 h 15 min

Cris, colères, non à répétition, le cap des deux ans est une étape difficile à passer pour nos enfants. Cependant, cette crise ne se manifeste pas forcément avec la même intensité d’un enfant à l’autre. En effet, alors que certains vont passer cette étape sans trop de vagues, d’autres vont plus sérieusement se rebeller. Mais rassurez-vous, le fameux terrible two finit toujours par passer !

Comment gérer la crise des deux ans ou « Terrible Two » ?

Depuis quelques semaines, vous ne reconnaissez plus votre enfant : il dit non à tout ce que vous lui proposez, se met à pleurer ou à crier à la moindre contrariété, se roule par terre…
Rassurez-vous, tout cela est normal car vers deux ans, votre tout petit traverse une phase d’opposition. Il commence en effet à comprendre qu’il est un être à part entière et qu’il peut faire ses propres choix.

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Le cap des deux ans, une étape parfois difficile à gérer © komokvm

On appelle aussi cette période « la petite adolescence ». Votre enfant va donc chercher à s’autonomiser par tous les moyens, ce qui est, rappelons-le, plutôt une bonne chose. Mais souvent débordé par ses émotions, il peut rapidement se mettre en colère et devenir hors de contrôle. Alors, comment faire pour passer cette période de la manière la plus sereine possible ?

Choisissez vos priorités

Il faut se le dire, la phase d’opposition des deux ans est parfois difficile à gérer. Alors, avant toute chose, commencez par établir vos priorités : définissez par exemple avec votre partenaire les points sur lesquels il n’est pas question de lâcher. Choisissez vos combats, et gardez le cap quoi qu’il arrive : il peut s’agir par exemple de l’heure du dîner ou du bain, des règles de politesse ou encore de son alimentation.

Une fois que vous savez ce qui est important pour vous, acceptez de lâcher prise dans d’autres domaines pour laisser, de temps en temps, le choix à votre enfant ou du moins donnez-lui l’impression qu’il a le choix.
Exemple : il refuse de s’habiller. Dites-lui que vous comprenez qu’il n’ait pas très envie mais qu’il fait froid dehors. Puis détournez son attention en lui demandant s’il veut mettre son pull de super héros ou bien le bleu avec la capuche.

Ne dites pas « non » tout le temps

Il faut bien l’avouer, nous passons beaucoup de temps à dire non à nos enfants. « Ne fais pas ceci, ne fais pas cela, non, ne touches pas à ça… » et ce discours s’avère souvent bien inefficace sur un enfant de deux ans.
D’une part parce qu‘il ne comprend pas encore très bien la négation et d’autre part parce qu’à force d’entendre non tout le temps, il va avoir envie de le répéter très souvent. Alors, essayez d’éviter autant que possible ce petit mot, en contournant un peu les choses.

Si par exemple il veut monter les escaliers, plutôt que de lui dire non, dites-lui plutôt « d’accord je veux bien que tu montes mais je t’accompagne pour être sûr(e) que tu sois en sécurité ». Et de manière générale, n’oubliez jamais qu’il vaut mieux donner une consigne claire plutôt qu’interdire quelque chose. De plus, une éducation bienveillante vous permettra de désamorcer les conflits plus facilement.

Prévenez-le toujours de ce qu’il va se passer

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Terminer son activité, une chose primordiale pour votre enfant © UvGroup

Pas question de faire changer subitement d’activité votre enfant sans l’avoir prévenu avant, il risquerait de ne pas supporter cette frustration. Mettez-vous à sa place : vous êtes en train de boire un thé tranquillement lorsqu’un collègue arrive, vous prend votre tasse et vous dit « allez, on va en réunion maintenant » ! Avouez que vous seriez en rage.
Pour votre enfant, c’est pareil, lorsqu’on va bientôt passer à autre chose, on le prévient et surtout, on ne l’empêche pas de terminer son activité. On le laisse finir son livre ou son puzzle en lui disant que lorsqu’il aura terminé, on pourra s’habiller pour sortir par exemple. Inutile de lui dire dans cinq minutes ou dans dix minutes car il n’a pas encore cette notion du temps.

De même, mettre une alarme peut être une bonne idée pour les plus grands, mais chez les petits, l’alarme qui sonne subitement peut aussi être mal vécue. Mieux vaut utiliser par exemple un Time Timer, très utilisé par les professionnels : il s’agit d’un outil visuel qui permet de matérialiser le temps qui passe en indiquant le temps restant à une activité. Très utile dans plein de situations et vraiment adapté aux petits.

Lire aussi : Estime de soi : comment aider son enfant à s’aimer ?

Ne le laissez pas négocier avec vous

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Le laisser négocier : la mauvaise idée © Romrodphoto

Plus vous allez discuter longtemps, plus votre enfant va penser que vous allez changer d’avis. Alors, pas question de négocier. Si vous n’êtes pas d’accord, dites-le lui gentiment mais fermement. Plus vous allez passer du temps à négocier, plus il va être frustré s’il n’obtient pas ce qu’il veut.

Alors, autant que les choses soient claires dès de le départ, en lui montrant bien qu’il n’y a pas de faille possible.

Aidez-le à exprimer ses émotions

Lorsque votre enfant est en colère, aidez-le à exprimer ses émotions car il a besoin d’en parler avec vous pour comprendre ce qu’il ressent. Pour vous aider, n’hésitez pas à vous appuyer sur des livres adaptés à son âge.
Montrez-lui qu’il existe de nombreuses émotions, très variées, certaines positives d’autres plus négatives et aidez-le à les apprivoiser.

Même en public, ne cédez pas

Il est extrêmement fréquent qu’un enfant fasse une crise de larmes au supermarché car il n’obtient pas ce qu’il veut. En effet, cette sur-stimulation est trop forte pour lui : il ne sait plus où donner de la tête et tout lui fait envie. Difficile de gérer ce trop plein d’émotions à deux ans !
Le mieux ? Évitez tout simplement ce genre de sortie avec lui et si cela n’est possible, confiez lui toujours quelques petite tâches à faire pendant les courses : laissez-lui par exemple mettre les fruits et légumes dans les sacs ou rayer les produits sur la liste… Ainsi occupé, il sera beaucoup moins tenté par tout ce qu’il voit.

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Au supermarché, confiez-lui des petites tâches à accomplir © CroMary

Et si la crise arrive malgré tout, ne cédez pas, même si les gens vous regardent, peu importe. En cédant à sa demande, la même scène risquerait de se reproduire à chaque fois que vous ferez les courses avec lui. Alors, on tient bon et surtout, on reste calme !

Ne soyez pas rancunier

N’oubliez jamais que les colères de votre enfant ne sont jamais dirigées contre vous, elles sont le résultat d’un frustration et d’un trop plein d’émotions qu’il n’arrive pas à gérer.
Alors, ne soyez jamais rancunier après une crise car il ne comprendrait pas pourquoi vous réagissez de le sorte. Au contraire, rassurez-le, dites-lui que ça vous arrive aussi de ressentir de la colère, que ça passe toujours et que vous l’aimez très fort quoi qu’il fasse.

coup de coeurPour faire face aux situations familiales les plus courantes :

Je ne veux pas

De Aurélie Callet et Clémence Prompsy (2019)

La solution au burn-out parental ! Ce guide vous aidera non seulement à y survivre, mais aussi à créer une ambiance épanouissante pour les enfants et la famille tout entière.

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Illustration bannière : Comment gérer la crise des deux ans ? – © Yaoinlove

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Rédactrice web freelance et maman de trois enfants, je me suis toujours sentie très concernée par l'écologie et le développement durable. Constamment en...

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