La mousse sur la plage de Biarritz enfin identifiée

L’association de défense de l’environnement Sepanso a fait analyser la mousse qui est apparue à Biarritz après la tempête Amélie. Elle contient les mêmes molécules que les détergents.

Rédigé par Audrey Lallement, le 14 Jan 2020, à 12 h 45 min

Après la tempête Amélie, une mousse est apparue sur la plage de Biarritz. Rien à voir avec de l’écume ou un phénomène naturel ; il s’agit de pollution liée à la présence de produits chimiques dans l’océan.

De la mousse sur la plage après la tempête Amélie

Trop longtemps considérés comme une immense déchetterie, nos océans sont extrêmement pollués. Pétrole et plastiques sont les sources de pollution les plus souvent évoquées mais ne sont, hélas, pas les seules. Les océans contiennent aussi de nombreux déchets toxiques et nous en voyons régulièrement les conséquences.

mousse biarritz

De la mousse après la tempête Amélie sur la grande plage de Biarritz ©Thomas Dutour / Shutterstock

À Biarritz, après le passage de la tempête Amélie le week-end du 2 et 3 novembre 2019, la plage de la ville a été recouverte d’une épaisse mousse blanche. Un phénomène qui n’est pas de l’écume et qui apparaît lorsque la mer a été très houleuse. Pour savoir d’où venait cette mousse, l’association des Pyrénées-Atlantiques de la Fédération des sociétés pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso), l’a faite analyser.

Un cocktail de produits chimiques dans la mer

Deux mois après le passage de la tempête Amélie, l’association Sepanso a publié les résultats de l’analyse de la mousse qui a été prélevée début novembre 2019. Ils révèlent qu’elle contient des molécules de détergents pétrochimiques. Selon Michel Botella, retraité ayant travaillé pour la compagnie Shell sur l’étang de Berre et membre de la Sepanso « Ces prélèvements sont symboliques. Cela montre la concentration en polluants chimiques dans les eaux littorales » rapportent nos confrères de 20 Minutes.

Un vrai cocktail de produits chimiques qui arrive dans la mer par les eaux usées. Dedans, on on retrouve les mêmes composants que les lessives, les savons, les pesticides, les détergents ou encore les résidus médicamenteux.

« On ne devrait pas dépasser le microgramme par litre et nous atteignons les milligrammes, c’est-à-dire mille fois plus » lit-on dans les colonnes du journal. Une pollution qui explique, selon Michel Botella, pourquoi la mer ne sent plus l’océan.

Illustration bannière : De la mousse sur la Grande plage de Biarritz – © Thomas Dutour
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