Pourquoi Sea Shepherd renonce à traquer les baleiniers japonais

L’ONG de défense des océans Sea Shepherd a annoncé ne pas aller à la poursuite des baleiniers japonais cette année, annonçant choisir d’autres moyens de lutte.

Rédigé par Pauline Petit, le 30 Aug 2017, à 11 h 30 min

Depuis douze ans, les activistes de l’ONG Sea Shepherd traquaient les baleiniers japonais dans le Sud de l’Océan Pacifique, les exhortant à cesser leurs activités. En effet, le Japon, s’il annonce chasser la baleine à des fins scientifiques, est impliqué officieusement dans des chasses de baleines qui finissent dans l’estomac des Japonais.

Depuis le début, Sea Shepherd s’engage frontalement contre la chasse à la baleine

C’est une véritable guerre que se livrent depuis plusieurs années les baleiniers japonais et Sea Shepherd : si l’ONG n’hésite pas à attaquer frontalement les baleiniers en les empêchant de pratiquer leurs activités, les Japonais ont aussi saboté les bateaux de Sea Shepherd et attaqué les activistes à la grenade incapacitante.

L’ONG ne peut plus lutter contre les moyens déployés par les baleiniers

Cette année cependant, la guerre n’est plus jouable : les baleiniers ont en effet décidé de s’équiper d’une surveillance militaire pour surveiller en temps réel les bateaux de Sea Shepherd. « S’ils savent où nos navires se trouvent à tout moment, ils peuvent facilement nous éviter. Nous ne pouvons lutter contre leur technologie de type militaire », a annoncé Paul Watson, le fondateur de l’ONG.

baleine, Sea Shepherd

Pour sa présidente française, « nous avons pris la décision de nous retirer car nous avons des moyens limités que nous choisissons de mobiliser sur des missions où l’on peut réellement faire la différence, où l’on peut sauver beaucoup plus de vies qu’en Antarctique, notamment en Afrique, en Amérique latine ou en Méditerranée ».

Paul Watson appelle désormais l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la France à agir dans la zone pour surveiller la chasse à la baleine. Un appel qui a bien peu de chances d’aboutir puisque l’Australie empêche déjà l’ONG de mener à bien ses activités, en lui refusant par exemple le statut d’organisation caritative.

Illustration bannière : Sea Shepherd – © ymgermarn Shutterstock
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J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Beaucoup d’hypocrisie gouvernementale, en effet. On va en crever de ces gueux !

  2. Ces gouvernements, dont le notre sont vraiment hypocrites! Ils font de grands discours pour la sauvegarde de la biodiversité, la lutte contre le réchauffement climatique, etc…. Et refusent de soutenir les ONG faisant, elles, le boulot!

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