Vidéo : un requin fossile vivant qui manque de mordant

Un requin exceptionnellement rare a été capturé fin janvier 2015 au large de l’Australie.

Rédigé par Hugo Quinton, le 20 Apr 2017, à 14 h 59 min

Effrayant d’apparence, avec 300 dents alignées sur 25 rangées, et une apparence d’anguille gonflée aux amphétamines, ce requin de 2 mètres de long est une merveille de la nature, bien moins terrifiante que l’on pourrait penser.

Requin « fossile vivant »

Qualifié de « fossile vivant » par les biologistes, les Chlamydoselachus Anguineus – à vos souhaits – ont des antécédents remontant à quelque 80 millions d’années. Plus communément appelée requin frangé, à tunique ou à collerette du fait de ses branchies majestueuses, on le trouve dans les oceans Atlantique et Pacifique.

Une espèce heureusement protégée par son mode de vie

© CC, OpenCage

© CC, OpenCage

Si cette espère est connue depuis la fin du 19ème siècle, ce n’est qu’en 2004 que des images vidéo en ont été saisies, lorsqu’un spécimen est sorti de son habitat naturel.

Voir la vidéo :

Ces créatures impressionnantes vivent en effet à plusieurs centaines de mètres de profondeur – entre 1200 et 1500 mètres de fond. Où les chalutiers de grand fond, heureusement, ne vont pas.

Le spécimen récemment capturé n’a d’ailleurs pas survécu. Leur mode de vie reste donc largement inconnu. On sait toutefois que leur dentition exceptionnelle serait destinée à attraper et garder en bouche les poulpes dont ils se nourrissent.

La première vidéo prise d'un Chlamydoselachus anguineus dans son habitat naturel.

La première vidéo prise d’un Chlamydoselachus anguineus dans son habitat naturel.

Dans les grandes profondeurs où ils vivent, la blancheur de leur dentition digne des meilleurs conseils pour avoir les dents blanches de consoGlobe serait destinée à attirer leurs proies.

illustration : © CC, Citron / CC-BY-SA-3.0

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4 commentaires Donnez votre avis
  1. A mon avis, il date plutôt du silurien que du crétacé, malheureusement même les especes évoluer disparaisse par notre faute et je ne voit pas comment celle la pouurait survivre à notre traitement.

  2. Beaucoup d’éléments alarmants :
    – le fait qu’il soit protégé par son habitat naturel rappelle que tous les poissons vivants au-dessus des -1500m sont en danger à cause du chalutage de fond ;
    – comme le rappelle katia, il est capturé et ne survit pas, c’est un peu malheureux : on ne peut pas étudier en surface un poisson qui a besoin d’une aussi forte pression pour vivre, la patience ne devrait-elle pas prévaloir sur l’avancée de la science ? On pourra tôt ou tard l’observer dans son milieu naturel ou le maintenir en vie en-dehors.

    Merci pour cet article, écrit avec une objectivité parfaite, qui nous permet de nous faire notre propre idée.

    • Je partage totalement ces observations et ne peux que me désoler du manque de respect pour la vie qui colle à la peau (cette peau à laquelle ils tiennent tant par contre) de certains de nos congénères.

  3. ils disent je cite « l’espèce capturée n’a pas survécu » ça ne choque personne de lire ça? Pourquoi ont-ils été une fois de plus perturber l’équilibre fragile de la nature?pourquoi l’avoir capturé?????

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