Le cri du chef Raoni pour les jeunes générations d’indigènes

Pour le chef Raoni, les jeunes indigènes brésiliens s’éloignent de leurs cultures ancestrales. Une préoccupation majeure pour ce chef de tribu.

Rédigé par Nathalie Jouet, le 2 May 2017, à 11 h 19 min

Le chef Raoni, figure légendaire de la résistance des peuples indigènes du Brésil, se dit préoccupé par la nouvelle génération. Les coutumes, la culture ou encore la musique traditionnelle qui sont aujourd’hui célèbres dans le monde entier, ne semblent plus intéresser les jeunes Indiens.

Le chef Raoni préoccupé par l’avenir des peuples indigènes au Brésil

Le leader de l’ethnie Kayapo et symbole légendaire de la résistance des peuples indigènes du Brésil se dit inquiet de l’avenir de la jeune génération. En 2016, il avait déjà affirmé que les dangers climatiques menacent son peuple, tout en énonçant les solutions qui pourraient le sauver. Cependant, le problème pourrait être plus profond, puisque les jeunes indiens semblent s’éloigner progressivement de leurs cultures ancestrales.

Le chef de tribu a récemment participé à la 14ème édition du rassemblement « Terre Libre », à laquelle plus de 3.000 Indiens étaient présents, provenant de plusieurs tribus d’Amérique Latine. Ces derniers réclamaient notamment la reconnaissance de leurs coutumes, mais aussi de leurs territoires menacés par la déforestation et l’agro-business. Pour le chef Raoni, il est primordial que les jeunes prennent le relais en défendant leurs droits.

Les revendications des peuples indigènes du Brésil : un combat sans fin

Territoires réduits par les grands projets d’infrastructure, menaces et exécutions provenant des propriétaires terriens, lenteur administrative pour reconnaître leurs territoires… Nombreux sont les obstacles auxquels doivent faire face les Indiens du Brésil. Depuis plusieurs décennies, ce peuple se bat pour préserver ses terres dans la forêt amazonienne. La déforestation augmentant chaque année, l’objectif, selon Raoni, est de préserver la biodiversité de la forêt et la protection des hommes.

L’arrivée au pouvoir du président conservateur Michel Temer et la mise en place d’un Parlement où l’agro-business prime compliquent lourdement la tâche de ces populations. Une réforme actuellement examinée par le Congrès et visant à transférer la compétence pour démarquer les terres de l’exécutif vers le législatif est particulièrement dénoncée par la cause indigène. Si ce peuple occupe 12 % du territoire, principalement concentré dans la région amazonienne au nord du pays, leurs terres sont de plus en plus mordues par l’expansion agricole.

Illustration bannière : le cacique Indien Raoni ©Gero Rodrigues
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