Le protocole de la rentrée scolaire 2020, entre questions et angoisses

La Rentrée scolaire se fait avec le masque, mais les professeurs s’inquiètent que la mesure ne suffise pas à endiguer la pandémie.

Rédigé par Paolo Garoscio, le 31 Aug 2020, à 10 h 10 min

Demain mardi 1er septembre, c’est le retour des écoliers, collégiens et lycéens dans les classes. Une rentrée scolaire 2020 on ne peut plus particulière à cause de la Covid-19 qui circule de plus en plus vite sur le territoire. Le gouvernement a prévu un protocole sanitaire… mais pour les professeurs l’inquiétude monte.

Le protocole sanitaire dans les classes en France

La mesure-phare du protocole sanitaire en France(1) est assez simple : le port du masque. Il est obligatoire pour tout le personnel de tous les établissements, professeurs compris, et ce quel que soit l’âge des enfants. Tous les enseignants devront assurer leurs classes en présentiel, mais des dérogations peuvent être obtenues pour les personnes vulnérables.

La France entame ce mardi 1er septembre un nouveau chapitre dans sa gestion de la crise sanitaire, avec, entre autres, l’entrée en vigueur du port du masque obligatoire au collège et au lycée © Halfpoint

Les élèves, eux, ne doivent le porter que dès l’âge de 11 ans, mais partout  : dans les classes, dans les couloirs et même dans la cour de récréation. Pour ce qui est des repas à la cantine, l’organisation par les collectivités locales se fera au cas par cas, en concertation avec les chefs d’établissement avec d’éventuelles adaptation des emplois du temps dans le but d’étaler les passages au réfectoire, a annoncé Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation.

Les masques seront à la charge des parents, sauf pour les ménages les plus modestes. Quant aux gestes barrière, ils sont toujours en vigueur sauf la distanciation physique, abandonnée (car potentiellement impossible à respecter dans des salles de classe déjà surchargées).

Des tests aléatoires seront réalisés par les agences de santé dans les établissements, et en cas de positivité, les tests seront étendus à tous les « contacts ».

Si un enfant a de la fièvre, s’il est testé positif ou si un membre de sa famille l’est, les parents sont invités à ne pas l’emmener à l’école, bien qu’aucune mesure compensatoire ne soit à l’ordre du jour.
Les enfants contraints de rester à la maison à cause du Covid-19 bénéficieront du dispositif d’enseignement à distance : il faudra alors se mettre en contact avec les enseignants pour « établir le suivi et récupérer le travail ».

Les écoles : de nouveaux clusters ?

Malgré ces mesures, dans une tribune publiée sur Le Parisien le 29 août 2020, certains professeurs s’inquiètent(2) : ils estiment que les écoles pourraient bien devenir de nouveaux clusters de contamination par la Covid-19.

Ils demandent que le port du masque soit obligatoire dès 6 ans (et non 11 ans comme c’est le cas) et qu’il soit à la charge du gouvernement. La Suisse, la Grèce ou encore l’Italie ou Cuba distribuent les masques aux enfants, soulignent les professeurs, démentant les propos de Jean-Michel Blanquer qui déclarait qu’aucun pays ne prenait en charge le coût des masques.

Les élèves bénéficieront d’une information pratique adaptée à leur âge, sur les gestes barrière dont l’hygiène des mains, le port du masque ainsi que d’une explication concernant l’actualisation des différentes mesures © Halfpoint

D’autres mesures sanitaires sont proposées : aération, alternance d’enseignement à distance et en présentiel, traçage et remontée transparente des cas…

Alors que de nombreux parents hésitent encore à renvoyer leurs enfants à l’école, l’Éducation nationale rappelle que tous les élèves ne présentant pas de symptômes de Covid-19 devront retourner à l’école, sauf s’ils ont un certificat médical pour justifier leur absence.

Illustration bannière : Tous les enfants de plus de 11 ans devront porter un masque tout le temps © Halfpoint
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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

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