Courses moins chères : le vrac, une solution durable ?

Les prix des aliments en vrac sont, en moyenne, moins élevés que les prix des aliments emballés, en plus d’aider à la lutte contre le suremballage.

Rédigé par Paolo Garoscio, le 26 Aug 2020, à 10 h 45 min

Comme de plus en plus de Français, mais malheureusement toujours pas assez, vous achetez en vrac ? Vous avez raison… et pas seulement pour la planète. Si bien évidemment vous apportez votre pierre à l’édifice de la lutte contre le suremballage, vous faites également des économies. Car oui : les produits en vrac sont moins chers que les produits comparables et suremballés.

Les produits en vrac sont en moyenne, moins chers

Le magazine UFC-Que Choisir a réalisé, pour son numéro de septembre 2020, une étude comparative sur les prix des produits vendus en vrac. Il a analysé les prix dans 11 magasins pour arriver à cette conclusion : « les denrées en vrac sont, globalement, 6 % moins onéreuses ». Mais comme toujours, il y a des différences entre les produits et les magasins.

Ce sont les fruits secs et les légumineuses qui, affichant « des tarifs respectivement 21 % et 18 % moins élevés », permettent de faire le plus d’économies. Inversement, « lorsque le marché est très concurrentiel, celles-ci affichent des prix supérieurs au préemballé (+5 % pour les pâtes ou le riz, +9 % pour les céréales de petit-déjeuner) », écrit l’association de consommateurs. En somme, le vrac c’est bon pour le portefeuille, mais il faut toujours vérifier le prix au kilo.

Un mode de consommation qui n’est pas lié au prix

prix du vrac

Le prix n’est pas le seul critère dans le choix du vrac – © Blue Lemon Photo

Cette différence de prix entre le vrac et les produits emballés de manière classique devrait, de plus, avoir tendance à s’estomper. L’association de consommateurs souligne en effet que « les prix du vrac devraient être, en moyenne, supérieurs », le personnel des magasins qui vendent en vrac s’occupant de plus de tâches que celui des magasins traditionnels. Afin de faire adopter le vrac, c’est donc sur les marges que les magasins jouent, en les baissant pour faire baisser les prix. Mais, sur le long terme, cette tendance pourrait s’inverser.

Ça ne devrait toutefois pas jouer sur la volonté des Français d’acheter en vrac : seulement 15 %, selon l’étude Kantar « Tendances et perspectives – 2e trimestre 2019 », optent pour le vrac pour des raisons financières. La moitié des acheteurs expliquent que leurs motivations se trouvent dans la lutte contre la surconsommation et le suremballage. Et comme vrac ne veut pas dire sans emballage, reste au consommateur à réutiliser les emballages et utiliser des bocaux et sacs à vrac quand c’est possible.

Illustration bannière : Le prix du vrac est compétitif – © Syda Productions
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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

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