« Pont » en entreprise : que peut imposer l’employeur ?

En mai 2024, deux jours fériés, le 8 et le 9, offrent une opportunité en or de bénéficier de cinq jours consécutifs de repos en posant un seul jour de congé le 10 mai. Cependant, ce scénario idéal dépend entièrement de l’approbation de l’employeur, qui peut légitimement refuser.

Rédigé par Anton Kunin, le 29 Apr 2024, à 10 h 30 min
«  Pont » en entreprise : que peut imposer l’employeur ?
Précédent
Suivant

La tentation de prolonger les jours fériés de mai 2024 en prenant un congé le vendredi 10 mai est grande. Toutefois, elle peut se heurter à la réalité du droit du travail, qui n’impose aucune obligation à l’employeur en la matière.

Droit et flexibilité : une balance délicate

En mai 2024, l’alignement des planètes semble parfait pour battre le record du pont le plus long : d’abord la Victoire le mercredi 8 mai, puis l’Ascension le jeudi 9 mai… avant les jours de repos habituels le samedi 11 et le dimanche 12 mai. Seul ombre au tableau : le vendredi 10 mai, que de nombreux Français devront travailler.

Sinon, l’occasion de faire le pont en ajoutant un jour de congé payé ou de RTT le vendredi après le jeudi de l’Ascension et la Victoire du 8 mai semble parfaite pour profiter d’un long week-end. Néanmoins, il est essentiel de comprendre que l’employeur n’est pas tenu de satisfaire cette demande. En effet, seul le 1er mai est chômé de manière obligatoire en France. Ainsi, tous les autres jours, y compris ceux autour des jours fériés, peuvent être considérés comme ouvrables.

Faire le pont ne peut pas non plus être une obligation

La décision de l’employeur de refuser une demande de congé peut être motivée par divers facteurs, tels que le risque de sous-effectif ou la certitude d’un volume de travail nécessitant une présence au bureau. Chaque absence doit être justifiée et l’employeur est en droit d’appliquer des sanctions disciplinaires allant de l’avertissement au licenciement en cas de manquements répétés. Cela souligne l’importance d’une communication claire entre salariés et employeurs concernant les absences.

Parallèlement, l’employeur ne peut pas forcer ses salariés à faire le pont, sauf si un accord collectif est en place ou si la convention collective le permet, ou encore si l’entreprise ferme ses portes ce jour-là. Cette règle assure une certaine protection aux salariés contre des décisions arbitraires tout en permettant une certaine souplesse dans la gestion des jours ouvrables autour des jours fériés.

Lire aussi
Lundi de Pentecôte et Journée de solidarité : travaille-t-on ce jour férié ?

Abonnez-vous à consoGlobe sur Google News pour ne manquer aucune info !
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis