Fin de vie : le débat qui fâche – Le droit de choisir sa fin de vie – Votre opinion ?

Le projet de loi dit sur « l’aide à mourir » du gouvernement est discuté en commission à l’Assemblée Nationale. De nombreux points vont faire débat.

Rédigé par Paul Malo, le 14 May 2024, à 10 h 06 min
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Les 71 membres de tous bords de la commission spéciale ont une semaine pour se mettre d’accord sur le texte soumis aux députés le 27 mai prochain.

Un choix des mots qui fait dans l’euphémisme

Prière de ne pas prononcer le mot qui fâche : euthanasie. Le projet de loi poussé par le gouvernement se veut donc consacré à « l’aide à mourir », et le débat consacré à la fin de vie. C’est au fond le coeur du débat que va soulever le texte bien tôt présenté à l’Assemblée Nationale, pour l’instant discuté en commission, et qui fait l’objet de pas moins de 1900 amendements déposés par les députés.

Alors que les mots même sont au coeur du sujet, certains élus ont demandé à appeler les choses par leur nom, et a employer les mots « euthanasie » et « suicide assisté », refusant l’euphémisme de l’expression « aide à mourir », retenue par le gouvernement afin d’éviter de cliver sur un sujet sociétal majeur. En effet ce projet de loi entend instaurer la possibilité pour certains patients de demander à un médecin d’être aidés à se suicider, en s’administrant ou se faisant administrer une substance létale.

Une question de consentement éclairé

En amont même du débat, le fait même de proposer des soins palliatifs de qualité dans tous les départements français pose aussi question. Nombre d’élus y voient le préalable indispensable avant d’en venir à proposer de mettre un terme à son existence à une personne majeure atteinte d’une maladie « grave et incurable », provoquant une souffrance « réfractaire ou insupportable », avec un pronostic vital engagé, à court ou moyen terme. Cette dernière notion restera à définir au cas par cas par les équipes médicales.

Autre point clé : que les malades soient « aptes à manifester leur volonté de façon libre et éclairée ». Pour autant, un patient ayant perdu son discernement pourrait tout de même bénéficier d’une « aide à mourir » en faisant connaître des directives anticipées à ses proches. Enfin, quid de la personne volontaire, chargée d’administrer au patient la substance létale s’il n’est pas en « mesure physiquement » de le faire lui-même ? De nombreux députés s’opposent au fait qu’en sus d’un médecin ou d’un infirmier, ce puisse également être un tiers.

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3 commentaires Donnez votre avis
  1. Bien entendu que l’on devrait avori le droit de choisir de recourir à l’euthanasie, on est propriétaire de son corps!!!

    Comment se fait-il que pour les animaux, l’euthanasie d’animaux en bonne santé est permise alors qu’elle devrait être strictement interdite car ce sont des vies et que si une personne veut mourrir on fait tout un débât????!!

    • Je pense que la/les religion(s) y sont pour quelque chose

    • Le problème, Karen concerne plutôt les soignant qui « donnent » la mort. Beaucoup en souffrent énormément. Ils ont choisi d’être soignants pour sosoigner, sauver des vies et non pour « tuer ». Car c’est ainsi que beacuoup de vivent…J’en ai entendu des témoignages à ce sujet….

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