Pollution intérieure : ces moquettes qui retiennent des substances chimiques

Les moquettes contiennent de nombreuses substances chimiques cancérigènes ainsi que des perturbateurs endocriniens. Une étude menée par la société de conseil américaine Anthesis révèle, au total, la présence de 59 produits dangereux.

Rédigé par MEWJ79, le 6 Mar 2018, à 9 h 50 min

Dans une étude sur les moquettes, il a été prouvé que ces dernières contiennent grand nombre de substances chimiques aux effets toxiques pour la santé humaine. On s’en doutait déjà un peu !

59 substances chimiques retrouvées dans les moquettes

La pollution de l’air intérieur des habitations a beaucoup augmenté ces dernières années. Et les moquettes n’y sont pas étrangères. En effet, ces dernières recèlent des produits dangereux de tous genres. Dans une étude publiée lundi 5 mars 2018, la société Anthesis indique avoir retrouvé dans les moquettes étudiées 59 substances chimiques, utilisées notamment comme antimicrobiens, antifongiques ou retardateurs de flamme, dans les fibres, dans l’épaisseur et dans les adhésifs(1). Parmi ces substances nocives, de la perméthrine : un biocide également utilisé comme insecticide en agriculture, mais aussi des phtalates et des métaux lourds (mercure, cadmium, plomb).

Dans son rapport, la société Anthesis détaille que, sur ces 59 substances, dix sont même inscrites dans la liste des substances extrêmement préoccupantes de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), tandis que quatre d’entre elles figurent sur la liste d’autorisation, qui regroupe tous les agents chimiques interdits. Et Anthesis dénonce le fait que si trente-sept de ces substance ne font l’objet d’aucune restriction d’usage dans les moquettes, nombre d’entre elles n’ont pourtant pas fait l’objet d’une évaluation poussée.

Confortable mais pas inoffensive © Africa Studio

Alerter la communauté européenne

Cette étude a pour but d’alerter le grand public et les autorités européennes afin de les faire agir en conséquence. Dans un communiqué, Genon Jensen, directrice de l’association Health and Environment Alliance (HEAL), estime que « le rapport démontre à la Commission européenne et aux États membres qu’ils doivent accélérer la mise en place effective du règlement REACH, et qu’ils doivent respecter leur engagement de mettre en place une stratégie pour un environnement non toxique en 2018. C’est une grande opportunité de prévenir de nombreux cas de maladies chroniques, des effets sanitaires chez les plus vulnérables, dont les bébés et les enfants, ainsi que les professionnels  de cette industrie ».

Et si la solution venait d’autres moquettes ?

Des moquettes issues de la technologie Desso Airmaster contribuent à réduire la quantité de particules fines et autres composés organiques volatils, dans une pièce. La structure particulière de cette moquette, constituée de 3 fils tressés, retient les particules fines qui tombent sur le revêtement jusqu’au passage d’un aspirateur, idéalement « brosseur ». Avec ce revêtement spécial, l’air ambiant est plus sain qu’avec un sol dur et lisse de type lino, carrelage ou parquet. En effet, sur les sols durs, les particules de poussière fine s’envolent en tourbillon à chaque courant d’air, passage ou ouverture de porte. Ces moquettes brevetées sont huit fois plus efficaces en termes de capture et de rétention des poussières fines qu’un revêtement de sol dur (sur lequel on n’aurait pas passé l’aspirateur), et quatre fois plus efficaces qu’une moquette standard.

Illustration bannière : Chien couché sur la moquette – © N K
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

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