Les polluants volatils polluent nos intérieurs

Rédigé par Stephen Boucher, le 12 Oct 2015, à 11 h 00 min

Même au fond de notre canapé, on continue de nous polluer l’air ! Malgré l’obligation d’étiquetage des produits de construction présentant des polluants volatils depuis le 1er septembre 2013, l’industrie de l’ameublement est loin du compte en la matière. Explications.

Attention danger : meubles

Source non négligeable de pollution de nos espaces intérieures, les meubles ornant les pièces de nos logements renferment un nombre conséquent de polluants nocifs. Présents dès l’atelier de fabrication et finissant chez le consommateur, ces composants présentent une réelle dangerosité pour celui-ci. Formaldéhyde, certains COV (composés organiques volatils) naturels du bois et autres substances controversées ont un pouvoir de nuisance régulièrement signalé par l’ANSES, l’Agence naturelle de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

Des risques avérés d’allergies

Les émissions de ces polluants volatils hébergés par notre mobilier renferment notamment des risques élevés d’allergies pour le consommateur, notamment des voies respiratoires par inhalation et via le contact avec la peau. L’issue peut être grave : l’air intérieur tue !

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L’ANSES a en effet réalisé une étude conjointement avec l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), publiée le 9 avril 2014, qui alerte sur la présence de plus d’une centaine de polluants dans l’air intérieur. Cancers, leucémies, maladies cardiovasculaires… l’étude impute plus de 20.000 décès en France à la pollution de l’air respiré entre nos murs.

L’industrie de l’ameublement et les pouvoirs publics doivent rapidement axer leur réflexion sur un accord permettant une application stricte de la loi d’étiquetage de septembre 2013 des produits impliqués.

Travailler à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur

Contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air de nos intérieurs passe préalablement par un engagement concret de nos représentants politiques. Il est in fine urgent d’entériner l’obligation du signalement des polluants volatils présents dans nos tables, chaises, canapés, bibliothèques, lits et autres mobiliers du quotidien. Toutes les filières de fabrication de l’ameublement doivent s’engager face à la dangerosité de cette pollution intérieure. A ce jour, l’engagement n’est le fait que de quelques fabricants. Et dans une pure logique de compétitivité, les acteurs de la branche ont tout intérêt à proposer une alternative aux consommateurs avertis que nous sommes.

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Actuellement Directeur général de consoGlobe et plus spécifiquement Directeur de la rédaction, Stephen Boucher est anciennement directeur de programme à...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. On nous fait tout un pataquès avec la pollution des villes, alors que la majorité de la pollution est dans l’intérieur de nos maisons, nos politiques n’ont pas encore trouvés le moyen de la taxer.

  2. Publié dans facebook

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