Extraction pétrolière dans le parc des Virunga : la lutte n’est pas finie

Rédigé par Alan, le 1 Aug 2013, à 15 h 45 min

En mai 2013, Total avait renoncé à s’étendre plus dans le parc des Varunga. Cette seule décision ne garantit pas l’avenir du plus ancien parc animalier d’Afrique, classé comme patrimoine de l’UNESCO. Une autre compagnie, Soco International, a obtenu des permis d’exploration pétrolière.

WWF souhaite protéger le parc des Virunga de l’extraction pétrolière

Le 17 mai 2013, le PDG de Total Christophe de Margerie s’était engagé à respecter les limites actuelles de l’exploitation et de ne pas pas s’étendre plus dans le parc des Virunga.

L’action de l’association WWF avait été entendue par la compagnie pétrolière. En juin, le comité du patrimoine mondial de l’Unesco demandait l’annulation de tous les permis pétroliers dans les Virunga. La compagnie britannique Soco International a néanmoins obtenu des permis d’exploitation pétrolière en même temps que Total mais n’a pas manifesté l’intention de ne pas s’en servir.

Fixons la limite dans le parc des Virunga

© Thierry Bodson / WWF-Canon

© Thierry Bodson / WWF-Canon

WWF lance donc une nouvelle campagne afin d’appeler aux signatures : Fixons la limite. Il s’agit de demander à « toutes les parties prenantes de protéger le Parc National des Virunga contre l’exploration petrolière et de poursuivre son développement durable« .

« Le WWF exhorte Soco International à s’engager publiquement à cesser définitivement toute exploration et exploitation pétrolières dans le parc des Virunga et à respecter les limites actuelles du parc« , écrit WWF dans un communiqué. De manière plus générale, « Exhortons SOCO à prendre l’engagement Public de respecter tous les sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO« .

Le parc des Virunga est menacé à la fois sur un plan environnemental et social, études à l’appui réalisée par un cabinet spécialisé. L’étude commandée par WWF prouve qu’il est possible de développer des activités économiques sans contribuer à la déforestation. En attendant, l’Institut congolais pour la conservation de la nature a du mal à « faire face au braconnage, à la déforestation et à la pression des groupes piscicoles« , précise l’Unesco.

*

Signez la pétition Fixons la limite

*

Je réagis

illustration : © Kate Holt / WWF-UK

Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



Ayant parmi ses passions la musique, la photographie, et les différentes cultures du monde, Alan est journaliste, webmestre et photographe, principalement...

Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis