Ocean Cleanup : la première barrière flottante à l’essai à San-Francisco

Des barrages flottants longs de 600 mètres permettront bientôt de piéger et collecter les déchets au large des côtes californiennes.

Rédigé par Paul Malo, le 11 May 2018, à 11 h 40 min

La première barrière flottante destinée à dépolluer les océans est testée au large des côtes californiennes, aux États-Unis. Une première étape avant le déploiement du système de dépollution flottant « Ocean Cleanup » à la mi-2018, comme promis par son jeune concepteur Boyan Slat.

Ocean Cleanup : une première barrière de 120 mètres de long

Le but du dispositif  Ocean Cleanup ? Parvenir dans les cinq ans qui viennent à nettoyer 50 % des 80.000 tonnes de déchets du vortex du Pacifique nord, situé entre la côte californienne et l’île de Hawaii.

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Les océans du monde sont remplis de déchets © tristan tan

Chaque barrage flottant serait, selon les estimations, capable de collecter pas moins de 3 tonnes de détritus par semaine. La première barrière, longue de 120 mètres, a été assemblée à Alameda, en Californie. Elle va être testée dans la Baie de San-Francisco, afin notamment d’effectuer des essais de remorquage avant son assemblage final.

Des barrages flottants de 600 mètres

Le premier barrage « Open Cleanup » devrait mesurer 600 mètres de long et être constitué de 51 tubes mis bout à bout. L’ensemble du barrage flottant, en forme de U, sera assez rigide pour capturer les déchets flottants. La partie supérieure de ces barrages est en fait constituée de boudins de polyéthylène haute densité, suffisamment flexibles pour résister aux vagues de l’océan.

Reste à parvenir à récolter les déchets sans pour autant risquer de piéger la faune aquatique, tel un filet dérivant. Pour ce faire, des ancres flottantes immergées à 600 mètres de profondeur maintiennent le barrage en place, tandis qu’un rideau géotextile conserve les déchets, qu’un navire viendra régulièrement collecter.

Comment financer un tel dispositif ?

Ses concepteurs ont imaginé non seulement de faire appel au grand public via le crowdfunding, ou financement participatif en ligne, mais aussi en proposant à des entreprises de sponsoriser des barrières ou de conserver les bénéfices tirés du recyclage des déchets collectés.

Des initiatives variées

À l’origine de cette belle idée pour s’attaquer au véritable continent de déchets qui hante l’océan Pacifique, on trouve un jeune étudiant en ingénierie spatiale hollandais, Boyan Slat, qui l’avait présentée au TEDx en 2012, alors qu’il n’avait que 19 ans. Un premier prototype avait été testé en mer du Nord en 2016.

D’autres initiatives visent également à préserver et nettoyer les océans. Ainsi, le navigateur Yvan Bourgnon a dévoilé en avril dernier le projet Manta. Ce voilier, qui sera long de 70 mètres pour 49 mètres de large et 61 mètres de haut, sera capable, tout en naviguant, de ramasser et de compacter jusqu’à 600 mètres cubes de déchets plastiques. Mais sa mise à l’eau n’est prévue que pour 2023. Pour y parvenir, le skipper a créé l’association « The Sea Cleaners ».

Illustration bannière : Barrière flottante Open Cleanup – Capture d’écran Youtube
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