Notre-Dame-des-Landes : le chantier de l’aéroport suspendu ?

C’est peut-être un nouveau rebondissement qui se prépare dans le dossier Notre-Dame-des-Landes.

Rédigé par Nathalie Jouet, le 9 Nov 2016, à 10 h 05 min

Le rapporteur public demande l’annulation d’arrêtés préfectoraux autorisant les travaux de l’aéroport. Les recours déposés par les opposants au projet d’aéroport seront examinés lundi prochain par la cour administrative d’appel de Nantes.

L’impossibilité de construire des pistes suffisamment solides

Luc Brohan, chercheur au CNRS de Nantes en physique et chimie des matériaux, a rédigé cinq thèses récentes concernant le « traitement des sols argileux par liants hydrauliques ». Selon lui, la méthode qui a été choisie par le concessionnaire du futur aéroport est inadaptée. Suite à ses conclusions, il a décidé d’écrire au ministère de l’environnement et de rendre ainsi son travail public.

Certains éléments de ces thèses avaient déjà été fournis à Vinci, qui avait alors affirmé avoir tenu compte de la nature du sol de l’aéroport. D’autres experts estiment également que la météorologie n’est pas compatible avec la construction de Notre-Dame-des-Landes. En effet, la zone humide de l’aéroport entraînerait 50 à 70 jours de brouillard météorologique par an, donnant une visibilité inférieure à 1.000 mètres pendant quelques minutes.

Un grand nombres de personnes s'opposent au projet d'aéroport Note-Dame-des-Landes © ludovic  (CC BY-SA 2.0)  Flickr

Un grand nombres de personnes s’opposent au projet d’aéroport Note-Dame-des-Landes © ludovic (CC BY-SA 2.0) Flickr

Une bonne nouvelle pour les opposants au projet

Les recours déposés par les opposants au projet avaient été rejetés en première instance le 17 juillet 2015, permettant ainsi le démarrage des travaux. Le rapporteur public préconise un aménagement de l’aéroport actuel, qu’il considère comme « une alternative crédible » voire « satisfaisante » à la construction d’un nouvel aéroport. Il rappelle également que la zone du futur aéroport est humide à 98 % et qu’elle abrite plus d’une centaine d’espèces protégées.

Cependant, Christine Piltant demande le rejet de trois requêtes orientées à l’encontre d’un cinquième arrêté préfectoral, dont le contenu mentionnait que le programme de travaux d’aménagement et de sécurisation des voies présentes sur le futur site, était d’utilité publique. Au total, dix recours ont été déposés par les associations de protection de l’environnement, des agriculteurs et des particuliers. Les opposants dénoncent principalement l’insuffisance des mesures prises par Vinci.

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3 commentaires Donnez votre avis
  1. Je suis contre la construction de cet aéroport qui est inutile et va couter une somme pharaonique, argent qui aurait été plus utile ailleurs, mais ce qui est regrettable encore une fois, c’est que l’on bafoue le parole du peuple, un referendum pour rien qui à couté de l’argent certainement moins que cet aéroport mais qui a couté quand même, c’est dilapider l’argent publique comme savent si bien faire nos politique.

  2. On ne peut être que d’accord avec cela. Qui assumera les risques lors des problèmes ? Je doute fort qu’il y ai une bousculade au portillon ! Ce sera la faute à pas de chance ! Comme d’habitude. Ce qui est triste, c’est que les instigateurs de ce projet, en cas de réalisation, et de soucis, se sentiront responsable de rien !

  3. Tout le monde est d’accord, on ne peut plus continuer le bétonnage, on est arrivé à un stade où les catastrophes s’enchainent. Mais pourquoi les grands projets inutiles continuent-ils ? Les inondations dans le Sud Est sont une conséquence de l’urbanisation massive, alors si on ne veut pas voir la même chose à Nantes, ne construisons pas ce nouvel aéroport de N. D. des Landes qui supprimerait des hectares de zones humides essentielles en cas d’inondations et de sécheresse en plus de préserver une biodiversité très riche. Les ceintures maraichères autour des grandes villes sont à privilégier pour diminuer l’effet de serre. Les aéroports sont déjà trop nombreux et déficitaires mais les collectivités locales, donc nos impôts financent ces déficits au profit des grandes firmes. L’opinion publique doit dénoncer ces scandales écologiques, financiers, sociaux pour contrer les intérêts des lobbies qui dirigent nos politiques.

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