Une mutation génétique pourrait expliquer l’obésité

Une étude britannique vient de révéler l’impact d’une mutation génétique sur les préférences alimentaires des personnes obèses.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 6 Oct 2016, à 12 h 35 min

Une mutation génétique pourrait être à l’origine du surpoids de nombreux obèses. C’est ce que viennent de conclure des chercheurs britanniques, au cours d’une étude qui a révélé l’absence de mélanocortine, une hormone qui permet de réguler la faim, chez 1 % des personnes atteintes d’obésité.

L’absence de mélanocortine augmente le risque d’obésité

Pour confirmer le rôle de la mélanocortine (ou hormone mélanotrope, ou encore mélanotropine), et l’impact de son absence, les scientifiques ont observé le comportement de 14 personnes obèses et souffrant de cette mutation génétique, devant un buffet garni de nourriture plus ou moins riche en graisses et sucres. Dans un premier temps, les participants ont été invités à goûter trois sortes de poulet korma, une spécialité indienne, avant de choisir celle qu’ils préféraient. Le même choix leur a été proposé ensuite pour un dessert anglais composé de fruits rouges, de chantilly et de meringue.

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95 % des participants préfèrent le gras

Conclusion au terme de ce repas : 95 % des participants, porteurs de la mutation génétique, ont sélectionné le plat de poulet korma le plus gras. Le constat est plus mitigé pour ce qui concerne le dessert sucré. Ils ne sont en effet que 65 % à avoir choisi la version contenant le plus de sucre, signe que cette mutation influe davantage sur les préférences alimentaires pour les aliments riches en graisses.

« Des travaux précédents sur les souris avaient montré qu’une perturbation de la production de mélanocortine liée aux mutations du gène du récepteur de la mélanocortine de type 4 (MC4R) entraînait une surconsommation de nourriture, une préférence accrue pour les aliments riches en graisse et une préférence moindre pour le sucre », expliquent les auteurs de l’étude. « En revanche, l’intérêt de ces découvertes pour la régulation du comportement alimentaire chez les humains n’était pas clair », ajoutent-ils.

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