Maison. La climatisation. Attention, ça chauffe !

Rédigé par Maxime, le 24 Oct 2007, à 10 h 40 min

2003 : année de canicule, année de traumatismes. Depuis, dès que l’été approche, nombre de personnes sont obnubilées par une initiative : climatiser leur logement . Si l’installation d’un climatiseur leur apporte un confort de vie indéniable, elle est loin d’être « écolo » et engendre des consommations en énergie parfois « astronomiques ».

Aux États-Unis, jusqu’à 43 % de l’énergie est dépensée pour la climatisation. Un exemple à ne pas suivre…

Les climatiseurs, ennemis de notre planète ?

Le climatiseur est une machine thermodynamique constituée d’un circuit fermé et étanche dans lequel circule un fluide frigorigène à l’état liquide ou gazeux.

Le R22 fut longtemps le fluide frigorigène le plus employé mais ses effets destructeurs sur la couche d’ozone ont amené les spécialistes à le remplacer par d’autres fluides.

Parmi ces fluides de substitution, les plus répandus sont les HFC, qui sont certes inoffensifs pour la couche d’ozone, mais n’en demeurent pas moins des gaz à effet de serre  :

  • Lors de fuites ou intervention sur le circuit, 1 g de fluide rejeté dans l’atmosphère équivaut à 1300 g de CO2  !
  • Le démontage d’une installation doit être effectué par des professionnels. Ne le faites jamais vous-même, vous risqueriez de libérer dans l’atmosphère la totalité des frigorigènes !

Les appareils de climatisation sont également très « énergivores »  : en été, la facture d’électricité est augmentée de 20 à 25 % pour une petite surface de 45 m².

Par ailleurs, des experts ont estimé qu’une vingtaine de réacteurs nucléaires serait nécessaire si la moitié des habitations s’équipait d’une petite climatisation de 3 kW !
De plus, le recyclage des appareils de climatisation est encore peu développé…

Le nombre de logements climatisés en 2007 était de 961 000, soit un taux
d’équipement de 3,6 % sur l’ensemble du parc de résidences principales du pays (CEREN, juillet 2009). Ce résultat ne prend pas en compte les pompes à chaleur réversibles, mais comprend une estimation de 135 000 logements équipés de climatiseurs mobiles.

Bien choisir avec L’Étiquette énergie

L’Étiquette énergie assure une indication visuelle de l’efficacité énergétique des appareils à l’aide d’une graduation en classes de type A à G.

Lors de l’achat d’un climatiseur, privilégiez un appareil proche de la classe A.

Vous pouvez également vous référer au marquage Eurovent pour la qualité du matériel : choisissez un équipement dont le coefficient de performance (COP, EER) est le plus élevé possible : au moins 3.

Les systèmes individuels unitaires (climatisent une seule pièce)

Mobiles ou fixes, ils sont les moins coûteux et ne nécessitent pas d’installation, mais ce sont aussi les moins fiables et les plus énergivores :

  • Les monoblocs  : peu coûteux mais peu puissants et bruyants ! Ces appareils expulsent l’air chaud vers l’extérieur grâce à un tuyau. Ils ne sont pas adaptés au rafraîchissement de grands volumes et n’offrent pas de contrôle d’humidité dans la pièce.
  • Les split-systèmes  : moins bruyants mais demandent l’installation d’une unité extérieure et d’une intérieure pour chaque pièce à climatiser. Les deux unités sont réunies par un tuyau flexible qui rejette l’air chaud et l’humidité vers l’extérieur.   Principal inconvénient : la fenêtre doit rester ouverte pour son utilisation, rendant la climatisation moins efficace.

 

Les systèmes de climatisation centralisés

Pour un logement, leur coût est important et ils nécessitent l’intervention de spécialistes :

  • Le Multi-split : constitué par une unité extérieure raccordée à plusieurs unités intérieures ; peut être installé progressivement et dans un logement déjà construit.

La pompe à chaleur réversible ou climatisation centralisée à air

Une pompe à chaleur peut assurer non seulement la production de chaleur en hiver, mais aussi laproduction de froid en été grâce à un dispositif permettant d’inverser le cycle du fluide frigorigène.

  • Son installation s’effectue en cours de construction ou lors d’une rénovation lourde (passage et installation de gaines thermo-isolées dans les plafonds, installation de grilles dans chaque pièce).
  • Coûteux mais performant, ce système à « air-pulsé » assure aussi la ventilation et le renouvellement d’air du logement. Il peut alimenter des ventilo-convecteurs, un plancher rafraîchissant et chauffant ou un réseau de gaine.
  • Certains systèmes permettent un réglage individualisé de la température de chaque pièce.

En France, le décret n°2007-363 du 19 mars 2007 interdit le fonctionnement des climatiseurs lorsque la température intérieure est inférieure ou égale à 26°C. Mais ce décret n’est pour l’instant qu’une recommandation dont la non application n’est pas poursuivie par la loi.

*

Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



Maxime a un background scientifique et un curieux de nature

3 commentaires Donnez votre avis
  1. maxime revoyez vos information; en aucun cas un système split ne requiert de fenètre ouverte c’est tout le contraire!,
    de plus il n’y a pas d’air chaud qui s’évacue par un quelconque tuyeau!
    la chaleur est évacué en extérieur autour du groupe extérieur !

  2. Bonjour, je découvre Consoglobe et ai tant besoin des éclairages et conseils donnés. En particulier, j’ai une maison ancienne (murs de 60cm d’épaisseur et toiture isolée) et dois diminuer ou compléter le chauffage fuel avec je ne sais quoi. La chaudière date de 2001 et est très bien isolée.
    Que faire ?
    Merci de m’indiquer des méthodes, des adresses.
    Cordialement à vous,
    JM Solon

  3. CLIMATISEURS

Moi aussi je donne mon avis