Les acteurs du climat relativisent la victoire de Donald Trump

L’élection de Donald Trump aux États-Unis suscite l’inquiétude des écologistes, qui relativisent toutefois sa réelle volonté d’annuler l’Accord de Paris.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 10 Nov 2016, à 10 h 25 min

L’élection de Donald Trump suscite de nombreuses inquiétudes chez les acteurs de l’application de l’Accord de Paris sur le climat. Le nouveau président américain avait en effet annoncé, pendant sa campagne, qu’il annulerait l’engagement américain et relancerait les énergies fossiles.

Donald Trump annulera-t-il l’Accord de Paris ?

Une quarantaine de chefs d’État et de nombreux acteurs du climat sont actuellement réunis à Marrakech au Maroc, à l’occasion de la COP22, la Conférence annuelle sur le climat organisée par les Nations-Unies, où ils travaillent à entériner des accords climatiques forts. Mais, alors que l’Accord de Paris est entré en vigueur vendredi 4 novembre, la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine a jeté une ombre sur cette conférence historique.

Durant sa campagne, le nouveau président américain avait en effet déclaré qu’il avait l’intention de retirer les États-Unis du processus de limitation du réchauffement climatique et d’annuler les accords de Paris. En d’autres termes : abroger tous les efforts faits par son prédécesseur au niveau climatique. Cette élection pourrait alors ne pas être de très bon augure pour la poursuite du processus engagé l’année dernière à Paris.

Les acteurs du climat restent optimistes

Ségolène Royal, ministre de l’Environnement et présidente sortante de la COP, s’est toutefois montrée rassurante, estimant que Donald Trump ne pouvait pas « empêcher l’application » de l’Accord de Paris qui vient de prendre effet. Elle a également souligné que, s’ils le souhaitaient vraiment, les États-Unis devraient attendre au moins trois ans avant de se retirer formellement de cet accord.

Donald Trump pourrait bien entendu, sans se retirer de l’accord, décider de ne pas honorer les promesses que ce dernier implique, mais les personnalités réunies à Marrakech se veulent optimistes. « En politique, nous savons que le pendule oscille d’un côté à l’autre, mais nous savons aussi que la science avance dans une seule direction », a ainsi déclaré Mariana Panuncio-Feldman, directrice générale de la coopération internationale sur le climat au World Wildlife Fund. « Nous savons que les élections d’hier affecteront sans doute le ton des négociations, mais nous savons aussi que la tâche devant nous reste la même ».

Illustration bannière : Donald Trump, nouveau président des États-Unis – © Gino Santa Maria Shutterstock
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. J’ai dit oui parce qu’avec ce personnage tout est possible.

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