La plus grande usine marémotrice du monde a été construite en Écosse

Le projet d’usine marémotrice MeyGen a débuté en 2015 en Écosse. Située dans le canal entre l’île de Stroma et l’extrême nord de l’Écosse sur une zone d’environ 3,5 km², elle devient aujourd’hui la plus puissante du monde.

Rédigé par Valérie Dewerte - De Bisschop, le 14 Sep 2016, à 18 h 13 min

Une avancée importante pour le domaine de l’énergie renouvelable

MeyGen comporte désormais 269 turbines, produisant 398 Mégawatts d’énergie propre pouvant alimenter jusqu’à 175.000 foyers. Ces énormes turbines, fabriquées par deux entreprises qui ont déjà travaillé sur des projets similaires, sont actionnées au gré des marées, fortes dans cette région, produisant alors de l’énergie.

Tim Cornelius, le directeur général d’Atlantis, a ainsi déclaré « Aujourd’hui marque une étape historique non seulement pour Atlantis et nos partenaires du projet, mais aussi pour l’ensemble du secteur de l’énergie marémotrice mondiale ».

Un projet coûteux mais nécessaire

Atlantis a levé 83 millions de dollars pour financer la première phase du projet, qui consiste en l’installation de 4 turbines de 1.5 Mégawatt chacune. La compagnie australienne a finalement eu les premières livraisons d’électricité pour 2016, elle espère avoir terminé les premières 60 turbines pour 2020.

Ce projet intéressant montre que d’autres énergies que les combustibles fossiles, jusque-là inexploitées, sont rentables. D’autres usines marémotrices existent déjà dans le monde, avec notamment en France l’usine marémotrice de la Rance, en Ille-et-Vilaine, pour une capacité de 254 Mégawatts. Le projet écossais devrait quant à lui devancer l’usine coréenne de Sihwa Lake.

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5 commentaires Donnez votre avis
  1. « MeyGen comporte désormais 269 turbines, produisant 398 Mégawatts d’énergie propre pouvant alimenter jusqu’à 175.000 foyers. »
    n’est pas vraiment cohérent avec :
    « Atlantis a levé 83 millions de dollars pour financer la première phase du projet, qui consiste en l’installation de 4 turbines de 1.5 Mégawatt chacune. La compagnie australienne a finalement eu les premières livraisons d’électricité pour 2016, elle espère avoir terminé les premières 60 turbines pour 2020. »
    Qu’en est-il exactement ?

    • Avez-vous bien tout lu?

  2. Bonjour,

    C’est bien joli, je trouve ça très bien. Mais quelles sont les conséquences sur la nature. L’usine de la rance a tout simplement envasée la Rance. Qu’en est-il de ces nouveaux projets ? Leur mise en place ? Je trouve vos articles un peu léger.

    • Donc selon vous, il faudrait commencer par ne plus rien entreprendre.
      Serait-il donc préférable de persister à creuser des mines de charbon, de lignite et de sables bitumineux?
      Il semble que ce soit le moindre mal local pour un bien global.
      Vous noterez au passage que le Brexit conduit les Britanniques, qui seront certainement demain privé d’Écosse, de revenir au nucléaire.
      Vous posez-vous la même question?

    • L’usine de la Rance est un barrage, ce qui n’est pas le cas de cette installation.

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