La première centrale à vagues productrice d’énergie se trouve en Australie

Rédigé par Hugo Quinton, le 22 Jul 2015, à 18 h 22 min

Energie houlomotrice – Au large de Perth, une start-up australienne a mis en place la toute première centrale à vagues reliée à un réseau électrique. C’est la première fois dans le monde que plusieurs unités d’une même centrale fonctionnent en même temps et alimentent un réseau.

La force des vagues pour produire de l’énergie

Si vous vous baladez du côté de Perth en Australie, vous apercevrez sûrement d’étonnantes bouées  de onze mètres sous la surface de l’océan indien. Ces bouées sont rattachées à des unités de pompages immergées et appartiennent à Carnegie Wave Energy, une start-up locale.

Le mécanisme est simple : les vagues font bouger chaque bouée, ce qui actionne un piston hydraulique fixé à 24 mètres au fond l’océan. On appelle cela l’énergie houlomotrice ou énergie des vagues.

énergie des vagues énergie houlomotrice centrale australie

© Carnegie Wave Energy

Ces bouées appelées CETO 5 représentent, à elles seules, 240 kW et alimentent en électricité et en eau fraîche la plus importante base navale australienne, la HMAS Stirling, située sur l’île de Garden Island. Tenant son nom d’une déesse grecque de la mer, CETO 5 est le résultat de 13 années de travail, qui ont coûté de 70 millions d’euros. En tout, 5 % de l’électricité de cette base est produite grâce à l’énergie des vagues. Ce dispositif pourrait produire suffisamment d’électricité pour alimenter entre 1500 et 2000 foyers australiens.

Depuis le début de son activité, CETO 5 a tourné pendant plus de dix mille heures et a survécu à des vagues dépassant les six mètres de haut. Chaque bouée est équipée de plus de 500 capteurs qui enregistrent la pression, le débit, la température de l’eau. Cela représente plus de deux giga-octets de données par jour, qui permettent de mieux comprendre comment fonctionne le système.

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© Carnegie Wave Energy

Même si le coût de l’électricité produite par CETO 5 est identique à celui du fioul, entre 20 et 28 centimes d’euros le kWh, il reste plus cher que le nucléaire ou le charbon. Augmenter l’échelle de production pour diminuer le prix est donc l’objectif principal que doit relever l’entreprise. Dans les dix ans à venir, le PDG aimerait que son coût de production s’abaisse à dix centimes d’euros le kWh.

Une technologie en perpétuelle évolution

La société australienne prévoit de faire monter ce projet à une plus grande échelle, ce qui permettra de réduire le coût de l’électricité produite. Cette installation pourrait ainsi être déployée afin d’alimenter les villes grâce à une énergie renouvelable stable et perpétuelle qui, contrairement aux éoliennes, ne sera pas dépendante des conditions météorologiques.

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© Carnegie Wave Energy

Les pièces de CETO 6 sont actuellement en cours d’acheminement. La structure sera constituée de bouées de vingt mètres de diamètre avec une puissance de 1000 kW contre 240 actuellement. Cette fois, il n’y aura plus de centrale à terre : l’électricité sera directement générée à l’intérieur de chacune de ces immenses bouées, qui seront confrontées à des vagues beaucoup plus puissantes. De quoi produire quatre fois plus d’énergie. Sa construction devrait débuter en 2016.

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2 commentaires Donnez votre avis
  1. sauf que :
    L’usine marémotrice de la Rance est une centrale électrique française tirant son énergie de la force de la marée. Elle se trouve à l’estuaire de la Rance, entre les communes de La Richardais et de Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, dans le nord-est de la Bretagne. Avec une capacité de 240 MW, elle est restée la plus grande usine marémotrice au monde pendant 45 ans, de sa mise en service en 1966 jusqu’au 4 août 2011, détrônée par la centrale de Sihwa Lake en Corée du Sud, légèrement plus puissante (254 MW)

    • Sauf que :”usine marémotrice” = utilisation de la marée comme énergie.
      Usine houlomotrice = utilisation de la houle (des vagues) comme énergie.
      Donc oui,c’est la 1ère. Et cette technologie permet de l’envisager en Méditerranée ce qui n’est pas le cas des usines marémotrice …

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