La destruction des forêts tropicales ralentit, mais…

La couverture arborée mondiale a baissé de 14% en 2025. Si les destructions marquent le pas, difficile de se réjouir de la situation…

Rédigé par , le 1 May 2026, à 9 h 47 min
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Si elle ralentit, elle reste tout de même inquiétante, souligne la dernière étude de Global Forest Watch

Onze terrains de football par minute

Un ralentissement encourageant mais insuffisant en 2025… La destruction des forêts primaires tropicales a connu un recul notable, avec 4,3 millions d’hectares perdus. Soit une superficie équivalente à celle du Danemark. Selon les dernières données de Global Forest Watch, cela représente une baisse significative de 36 % par rapport à l’année record de 2024, qui avait vu disparaître 6,7 millions d’hectares.
Cette accalmie doit tout de même être relativisée face aux objectifs de 2030. En effet, la situation globale demeure alarmante : chaque minute, c’est l’équivalent de 11 terrains de football de forêt primaire qui disparaît, les pertes restant 46 % plus élevées qu’il y a dix ans.

L’expansion agricole et minière

Par conséquent, l’objectif mondial d’enrayer la déforestation d’ici 2030 semble difficile à atteindre, les niveaux actuels étant encore 70 % trop élevés par rapport à la trajectoire requise. Cette amélioration est en grande partie portée par le Brésil, qui a réduit sa déforestation de 41 % grâce à des politiques anti-déforestation volontaristes, suivi par d’autres pays comme la Colombie, la Malaisie et l’Indonésie.
Cependant, ces progrès restent précaires face aux pressions exercées par l’expansion agricole et minière. De plus, les destructions restent à des niveaux critiques dans d’autres régions comme la Bolivie ou la République démocratique du Congo.

Le fort impact des incendies

Il faut également prendre en compte l’impact majeur et croissant des incendies sur la destruction des forêts tropicales. En effet, au-delà de l’expansion agricole, les incendies ont joué un rôle déterminant en 2025, représentant 42 % des pertes globales et causant une baisse de 14 % de la couverture arborée mondiale.
Même s’ils sont clairement aggravés par le changement climatique, ces feux sont majoritairement d’origine humaine. Il ont durement touché les régions boréales, notamment au Canada où 5,3 millions d’hectares ont été ravagés, marquant la deuxième pire année de l’histoire du pays.

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