Cosmétiques bio : une nouvelle norme qui embrouille les consommateurs

La nouvelle norme ISO 16128, censée définir les ingrédients des cosmétiques bio ou naturels, ne ferait qu’embrouiller davantage les consommateurs.

Rédigé par Pauline Petit, le 2 Oct 2017, à 11 h 10 min

Cosmétiques naturels, bio… Il n’était déjà pas facile de s’y retrouver pour les consommateurs parmi toutes les appellations qui concernent les produits de beauté. Une nouvelle norme, ISO 16128, vient encore ajouter à la confusion.

La norme ISO 16128 pour les cosmétiques bio et naturels

La seconde partie de cette nouvelle norme vient d’être publiée. Elle permet de calculer, dans un produit fini, la part biologique ou naturelle des ingrédients. La Fédération des Entreprises de Beauté, la FEBEA,  « se réjouit que les acteurs internationaux de la cosmétique parlent désormais tous le même langage ». En revanche, cette norme vient perturber les choix des consommateurs. En effet, rien ne garantit un taux minimal de produits bio ou naturels dans le produit fini.

Les professionnels dénoncent la nouvelle norme

Après la publication de la nouvelle norme, les professionnels du bio (dont Cosmebio) et les associations environnementales –Générations Futures en tête- ont dénoncé une norme qui profite aux industriels de la beauté.

iso 16128

Difficile de savoir si un produit cosmétique est vraiment inoffensif… © TuiPhotoEngineer

Dans un communiqué commun, les professionnels dénoncent : « la norme ISO 16128 n’impose pas de de pourcentage minimal de bio dans le produit fini. Elle tolère également la présence de composants controversés dans les formulations, comme le phénoxyéthanol, les parabènes, les silicones ou les dérivés d’animaux morts. »

On risque de voir se multiplier les produits cosmétiques trompeurs pour le consommateur : « Des allégations ‘naturel’ ou ‘bio’ pourront donc être légalement apposées sur des cosmétiques à haute concentration d’ingrédients synthétiques ». 

Alors, à quoi se fier lorsque l’on choisit des cosmétiques bio ou naturels ? Pour nous, privilégier le label européen Cosmos ou encore le label Nature & Progrès, encore plus exigeant. Retrouvez tous nos conseils dans l’article Cosmétique bio : comment choisir ?

Illustration bannière : En produit cosmétique naturel ? – © JAYANNPO
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J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Le mieux étant donc d’arrêter de se tartiner le corps avec des crèmes, des laits hydratants et tout le tintoin et de préférer les huiles 100% (argan, germe de blé…)ou le gel d’aloé (99%). Le corps n’a pas besoin de ces effets de mode qui consistent à le recouvrir de tout un tas de substances pour soi-disant le rajeunir, l’hydrater ou le nourrir. Une bonne hygiène de vie ne garantit pas en elle-même une peau saine?

    • Entièrement d’accord, si l’on s’émancipe un peu des promesses ridicules faites par les laboratoires, on se rend vite compte que des résultats tout à fait satisfaisants peuvent être obtenus avec des produits simples (j’ajouterais le beurre de karité à votre liste), sans grand mélange voire sans mélange du tout.

      Comment les consommateurs et consommatrices peuvent encore se laisser avoir par des laboratoires qui sortent une nouveauté soi-disant révolutionnaire toutes les semaines ?! Et je ne parle même pas de la quantité d’emballages non-réutilisables que cette industrie émet.

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