Moteur hybride : histoire d’une idée qui fait son chemin

Associer un moteur électrique – pour bénéficier de ses meilleures performances environnementales et de son meilleur couple – à un moteur thermique – pour profiter de son endurance, l’idée n’est pas neuve, mais de plus en plus appréciée. Retour sur l’histoire de cette innovation technologique qui n’a pas fini de nous être bénéfique.

Rédigé par Marion, le 17 Jul 2017, à 16 h 50 min

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Dès les débuts de l’histoire automobile, on trouve des motorisations dites « hybrides », car associant un moteur à essence et un moteur électrique. C’est en effet dès 1900 que la toute première hybride fonctionnelle de l’histoire fut présentée.

La première hybride de l’histoire : signée d’un certain Ferdinand Porsche

C’est cette année-là que le tout jeune ingénieur Ferdinand Porsche développe la « Lohner Porsche », qu’il présente à l’exposition universelle de Paris. La voiture fait sensation, à l’aune de l’avancée technologique majeure qu’elle représente pour l’époque.

La visionnaire Lohner Porsche : hybride et 4×4

La Lohner Porsche introduit deux innovations majeures. C’était non seulement la première voiture hybride, mais également la première automobile à transmettre de la puissance aux roues avant avec ses moteurs électriques intégrés dans les moyeux.

Lohner Porsche : hybride et 4×4

Ainsi à traction intégrale, elle intègre des freins aux quatre roues. Autant d’innovations technologiques majeures pour l’époque. Dès ce premier modèle de voiture hybride, décidément révolutionnaire, l’hybridation se fait grâce à un moteur à combustion interne qui complète l’électrique, alimentant deux générateurs qui procurent une électricité distribuée aux batteries et également, directement aux moteurs électriques.

Certes, les puissances affichées étaient au niveau des capacités technologiques de l’époque : 3,5 chevaux pour les moteurs thermiques (au nombre de deux) et 2,5 chevaux pour les deux générateurs (contre 607 ch pour une Porsche Cayenne aujourd’hui…). D’autres constructeurs s’y essayèrent, mais seuls 65 modèles Porsche furent achetés en 5 ans, de quoi enterrer la technologie pour longtemps…

Il faut attendre les Hippy Sixties pour retrouver l’hybride

Si quelques constructeurs audacieux s’essayèrent à ces solutions dans les années 1920, ce n’est que dans les années 1960 que des projets plus conséquents furent mis sur le marché. Avec, par exemple, la  GM 512, une petite hybride urbaine futuriste et ludique, mais peu réaliste.

Le Volkswagen Taxi hybride

Volkswagen mit à cette époque sur le marché le « VW Taxi », un minibus hybride capable de fonctionner tant à l’électricité qu’à l’essence.

Lancée à l’aube de la crise du pétrole, celle-ci justifiant de nouveau l’intérêt de la motorisation hybride, cette nouvelle génération de moteurs suivit plusieurs pistes techniques, notamment l’hybride série, où le moteur thermique sert à alimenter en énergie le moteur électrique (il est donc le seul qui entraîne les roues), ainsi que l’hybride parallèle, qui permet à chacun des deux moteurs d’être relié à l’un des essieux, voire chacun au sien.

C’est à une époque récente que la motorisation hybride a connu ses développements les plus spectaculaires. La technologie est aujourd’hui mature et largement diffusée, comme nous l’expliquons ici

Image à la Une © Freedom Master

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