Péages : et si vous payiez chez le buraliste ?

Il sera possible, sur certaines autoroutes de France fonctionnant par flux libre, de payer les péages directement chez un buraliste agréé.

Rédigé par Paolo Garoscio, le 17 Apr 2024, à 8 h 21 min
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Avec l’avancée des technologies et une volonté croissante d’optimiser le confort des usagers, la France est sur le point d’adopter une réforme dans le domaine des péages autoroutiers. Désormais, il sera possible de régler les frais de péage chez les buralistes. Mais pas tous les trajets, en tout cas pour l’instant. Explications.

Les autoroutes à flux libre et le paiement différé des péages

L’annonce par Philippe Coy, président de la confédération des buralistes interrogé par Ouest-France, devrait ravir les usagers de la route : les automobilistes pourront acquitter leurs péages dans les 48 heures suivant leur passage, directement chez un buraliste. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités (LOM), visant à fluidifier le trafic sur les autoroutes par le biais de « flux libre », où les péages traditionnels cèdent la place à des portiques automatisés.

Initialement déployé sur l’axe Paris-Normandie, ce service concernera les utilisateurs des autoroutes A13 et A14. Les automobilistes pourront régler en ligne ou physiquement chez un buraliste. Pour cela, il suffit de s’inscrire sur le site de la Sanef, le concessionnaire d’autoroutes, en indiquant son numéro de plaque d’immatriculation, ou de se présenter chez un buraliste muni de ce même numéro. Plus de 10.000 points de vente sont déjà équipés du système de paiement « Nirio », permettant l’émission d’un ticket de paiement.

Péages : et si vous payiez chez le buraliste ?

Attention à ne pas oublier de payer

Ce nouveau mode de paiement offre plusieurs avantages pour les automobilistes. Il élimine le besoin de s’arrêter aux péages, réduisant ainsi les bouchons et améliorant la fluidité du trafic. Il apporte également une nouvelle possibilité de paiement, surtout pour ceux qui préfèrent les transactions en espèces ou n’utilisent pas régulièrement les autoroutes.

Malgré ses avantages, le système impose une discipline de paiement strict : en cas de retard, les automobilistes risquent une pénalité pouvant aller jusqu’à 375 euros. Il est donc crucial de respecter le délai de 48 heures pour éviter des frais supplémentaires.

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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

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