Glyphosate : des métaux lourds détectés dans les herbicides

Une nouvelle étude révèle la présence de métaux lourds dans différents produits herbicides à base de glyphosate. Sa sortie pourrait bien réorienter le débat sur la nocivité ou non de ce désherbant.

Rédigé par Anton Kunin, le 12 Jan 2018, à 10 h 10 min

Les produits à base de glyphosate ne contiennent pas que du glyphosate ! D’après des analyses chimiques effectuées par une équipe de chercheurs français, des quantités plus ou moins importantes d’arsenic, chrome, nickel, plomb ou encore de cobalt entrent également dans leur composition.

Le glyphosate en lui-même ne serait pas toxique, les produits à base de glyphosate si

Et si les données à partir desquelles la Commission européenne a pris sa décision sur la prolongation de l’autorisation du glyphosate étaient faussées ? Des chercheurs de l’Université de Caen Normandie ont décidé d’étudier non pas la seule molécule du glyphosate, mais la composition entière des différents désherbants dont le glyphosate est l’ingrédient principal.

Ils ont d’abord pris la molécule du glyphosate seule, l’ont diluée dans les proportions recommandées et l’ont testée sur des plantes et des cellules humaines. Résultat : le glyphosate lui-même n’a pas provoqué d’effet négatif observable. Les chercheurs ont alors mis en contact les produits à base de glyphosate (Roundup, Total, Polysect…) dans leur formulation entière et les mêmes matières organiques (plantes et cellules humaines). Et là, l’effet désherbant et cytotoxique était entier.

Le refus de l’EFSA d’admettre la nocivité du glyphosate serait dû à une différence de méthode

Les chercheurs se sont alors demandés si ce sont les autres molécules entrant dans la composition de ces produits qui entraînent cet effet. Pour vérifier cette hypothèse, ils ont séparé la molécule du glyphosate et les autres molécules entrant dans la composition des produits et ont testé uniquement ces autres molécules. Résultat : l’effet désherbant et cytotoxique était le même que celui du produit entier.

Selon les auteurs de l’étude, leur expérience explique pourquoi l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’a pas classé le glyphosate dans la catégorie des cancérogènes probables : cette institution évalue uniquement la toxicité des ingrédients actifs tels qu’ils sont déclarés par les fabricants. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), au contraire, se base sur les études épidémiologiques des formulations entières, raison pour laquelle cette institution considère bien le glyphosate comme un cancérogène probable.

Illustration bannière : Épandage de désherbant – © GLF Media
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Délire pseudo scientifique d’un bout à l’autre.

    Propagande pour sous-débile.

    • Peux-tu développer ?

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