L’unique girafe blanche du Kenya et son petit viennent d’être abattus par des braconniers

La dernière girafe blanche femelle connue des défenseurs de l’environnement, et un de ses petits, ont été tués au Kenya par des braconniers.

Rédigé par Anton Kunin, le 12 Mar 2020, à 11 h 13 min

Chose rarissime dans le monde animal, jusqu’à il y a récemment le Kenya pouvait se vanter d’avoir sur son territoire une girafe blanche, qui avait même donné naissance à un petit. Cette page vient désormais de se tourner : les deux animaux ont été abattus par des braconniers.

La popularité des girafes blanches, a-t-elle précipité leur fin ?

Les girafes blanches de la réserve d’Ishaqbini Hirola, au Kénya, avaient fasciné le monde entier depuis leur découverte en 2017. Elles étaient atteintes de leucisme, une condition génétique qui empêche la pigmentation de la peau mais n’est aucunement préjudiciable pour leur survie.
Cette particularité en avait fait de véritables stars des réseaux sociaux : leur vidéo, publiée en 2017 sur YouTube par le personnel de la réserve naturelle, avait fait 1,5 million de vues. Maintenant que leur mort a été confirmée, le fil de commentaires s’est transformé en un livre d’or qui ne cesse de se remplir d’hommages.

Girafe blanche © capture d’écran Youtube – Nat Geo Wild

La réserve naturelle d’Ishaqbini Hirola fait savoir que les deux girafes ont été retrouvées « à l’état de squelette ». L’état de leur décomposition laisse penser qu’ils ont été tuées il y a quatre mois. « Il est très triste qu’une femelle qui avait donné naissance lors du pic de la sécheresse (en août 2019), ayant enduré des souffrances, a été abattue pendant la saison des moussons, au moment où la végétation aurait pu regénérer ses forces et contribuer au développement de son petit. C’est un acte cruel », a réagi le personnel de la réserve naturelle sur sa page Facebook.

La girafe, une espèce vulnérable

Même si les girafes blanches sont extrêmement rares, elles ont déjà été aperçues par le passé. Le premier témoignage remonte à 1938 : c’est celui du biologiste Zoe Muller dans l’African Journal of Ecology. Il faut savoir que les girafes blanches peuvent révéler de deux catégories : les albinos et les porteurs de leucisme. La différence réside dans le fait que le leucisme atteint uniquement la peau, tandis que les animaux albinos sont dépourvus de pigmentation sur l’ensemble de leurs organes.

Au-delà des girafes blanches, il ne faut pas oublier que les girafes en général sont classées en tant qu’espèce menacée par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Il n’en reste que 68.300 à travers le monde, et leur population s’est réduite de 40 % ces 30 dernières années.

Illustration bannière : Girafe blanche – © Capture d’écran Youtube- Nat Geo Wild

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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

3 commentaires Donnez votre avis
  1. il n’y a pas de quoi être fier d’être humain, si souvent.

  2. tout a fais d’accord avec julien l’homme et la pire espèce humain ou il passe il détruit que se soit la faune la flore ou l’humain la stupidité n’a pas de frontière ça se vois tout les jours pauvre monde

  3. Dans les legendes ,les animaux blancs sont les alpha/divinités de ces especes. Perte incommensurable.

    Pourquoi pas de veritables services de protection animalieres dans ces reserves.

    On vit vraiment dans un monde de m.. actuellement.
    Vivement la fin des humains.

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