Le GIEC appelle à un ‘Big Bang’ pour éviter la catastrophe climatique

L’élévation du niveau des mers, la survie des écosystèmes comme les rendements agricoles dépendent de la hausse des températures. Les scientifiques du GIEC ont rendu un rapport de 400 pages qui enjoint les États à des efforts immédiats et « sans précédent ».

Rédigé par MEWJ79, le 8 Oct 2018, à 10 h 08 min

Les experts du GIEC ont présenté cette nuit de dimanche à lundi 8 octobre leurs conclusions sur les impacts d’un réchauffement de l’atmosphère de 1,5°C et sur les moyens de ne pas dépasser cette limite. Et l’heure est grave.

Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C plutôt qu’à 2°C

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a rendu un nouveau rapport de 400 pages sur le réchauffement climatique, ce lundi 8 octobre. Les spécialistes appellent à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C plutôt qu’à 2°C et exposent les nombreux impacts déjà à l’oeuvre et pointent du doigt la menace d’emballement au-delà d’1,5°C de réchauffement.

giec

Le GIEC appelle à éviter la catastrophe ©idiz

Et les scientifiques d’expliquer ainsi leur décision : « au rythme actuel, nous allons atteindre les 1,5°C de réchauffement entre 2030 et 2052 », faute de réduction massive des émissions de gaz à effet de serre. Ils rappellent que se rapprocher d’un réchauffement de + 2°C aurait des impacts irréversibles sur certaines espèces animales ou végétales, comme les coraux, la toundra et la forêt boréale. Dans le détail, 6 % des insectes, 8 % des plantes, et 4 % des animaux vertébrés perdraient la moitié de leur habitat.

Diminuer les émissions de CO2 de 45 % d’ici 2030

Ces experts appellent donc les États à agir rapidement, avant qu’il ne soit trop tard. En effet, si ces derniers s’en tiennent à leurs engagements de réduction d’émissions pris dans le cadre de l’accord de Paris en 2015, ce sera +3°C à la fin du siècle. Le Giec livre donc ses conseils : les émissions de CO2 devront chuter -45 % d’ici 2030 et le monde atteindre une « neutralité carbone » en 2050.

Selon le texte, tous les secteurs sont concernés : de la ville aux industries, en passant par le bâtiment. Le GIEC les enjoint à s’atteler à de « profondes réductions d’émissions ». Et rester à 1,5°C demandera « une transition rapide » et d’une ampleur « sans précédent ». Les scientifiques insistent sur l’énergie. Et pour cause : charbon, gaz, pétrole étant responsables des trois quarts des émissions.

Illustration bannière : iceberg – © robert mcgillivray
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

4 commentaires Donnez votre avis
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  2. Rebonjour à tous,
    Un petit ajout à mon texte précédent, quand le GIEC/IPCC communique sur 1,5°, en considérant que la base de cette assertion a été faite sur une mise à niveau 0 (zéro) d’une moyenne établie entre 1960 et 1980, il y a comme un gros mensonge sur la réalité du réchauffement, la base 0 pourrait être 1880 comme viennent de le dire les auteurs de ce fameux graphique, James Hansen et Makiko Sato, modifiant leur tableau antérieur qui faisait le niveau zéro sur la moyenne 1960/1980,ou bien encore mieux 1905, en base zéro en 1905 nous dépassons + 1,5°, pas en l’an 2100, mais maintenant en 2018.
    Voici pourquoi la situation est catastrophique, la famine nous guettera rapidement car nous n’avons plus deux mois de réserve alimentaire mondiale, mais environ 15 jours et plus la population augmentera pire ce sera.

  3. Bonjour à tous,
    En juillet 2016 les chercheurs américains, canadiens et russes spécialistes du permafrost-pergélisol, ont fait un communiqué commun, demandant à ce que soit immédiatement stoppé l’utilisation des combustibles fossiles si nous voulions éviter une température de 5 à 10° Celsius pour 2100, il n’en a rien été, maintenant il est trop tard;la rétroaction de la planète ne le permet plus, les océans ayant emmagasinés trop de chaleur, 95 % de la chaleur de l’atmosphère est récupérée par l’océan, quand il sera à saturation, le permafrost fond, les places fondent, il y a encore 4 ans les spécialistes de l’Antarctique disaient que la cote est était un congélateur naturel pour 1000 ans, les glaciers de l’est fondent, il n’ aura que la catastrophe comme futur.
    Tous ces problèmes climatiques ne sont que la conséquence de l’action de l’homme en consommant sans limite les combustibles fossiles, pourquoi une telle quantité, il faut revenir à 1970, l’homme étant encore relativement en équilibre avec son environnement, pourquoi, la population représentait environ 3 7 milliards d’habitants.
    Depuis les années 80, le plateau maximum admissible était de 4,1 à 4, 4 milliards, « l’excédent » se cumulait tranquillement d’années en années pour être maintenant en 2018 d’environ 3 190 000 000 pour une population supportable ( continuation sans destruction majeure ni modification climatique irréversible) de 4 464 000 000 le tout faisant une population totale de 7 650 000 000.
    La bascule excédent/supportable sera faite aux environs de 2025, la population excédentaire sera majoritaire.
    Que veut dire population excédentaire, voir date de l’empreinte de l’homme sur les ressources biologiques produites annuellement par notre planète, magnifique vaisseau cosmique sans plan B.
    En 2030 baisse continue de la population supportable qui passe sous les 4 milliards d’humains, la suite en 2050, 2,6 milliards supportable et plus de 7 milliards en excédent, je n’ai pas besoin d’expliquer le problème que l’homme rencontrera bien avant, collapse irrémédiable; soit le nucléaire, soit le bactériologique, soit le chimique, soit le climatique, pourquoi le climatique peut impacter la population et créer les conditions de la diminution drastique de l’homme, en 2016, une autre alerte par un chercheur anglais qui donnait 5 mètres de hausse du niveau marin pour 2100 et 5° en plus, c’est le recouvrement des plaines de deltas du sud est asiatique par l’océan, ces plaines ne dépassant pas 1 m au dessus du niveau actuel, 25% de la production de riz du sud est asiatique, seront sous les eaux, etc… C’est trop long à expliquer la totalité du problème mais le peu à lire ici est concret, nous pouvons encore reculer l’échéance? NON, NOUS SOMMES DANS LE MUR, LA MAISON BRÛLE ET NOUS REGARDONS AILLEURS? CHACUN DE NOUS EST RESPONSABLE EN PRENANT SA VOITURE, une autre solution hypothétique serait de limiter à un enfant par femme, nous savons tous que c’est impossible « moralement » et pourtant…

  4. Le GIEC organisme payé pour vous raconter n’importe quoi, oui il a réchauffement climatique, les activités humaines ont un part de responsabilité, mais ce n’est pas la seule, que ces grands scientifiques mettent tout sur la table, qu’ils nous expliquent aussi tous les phénomènes qui en sont responsables, que nos politiques au lieu de culpabilisé le méchant automobiliste qui pollue avec sa voiture pour aller au travail, regardent de plus prés les autres activités inutiles et ultra polluantes, tel que les bateaux de croisières qui consomment à quai en un journée 300 tonnes de mazout, combustible 3500 fois plus polluant que le gasoil de nos voitures, qui pollue autant QU’UN MILLION DE VOITURES, les supers containers qui vous inondes de produits fabriqués à bas coût et qui suppriment des milliers d’emplois, aussi les déplacements inutiles en avions, etc… arrêtons de toujours culpabiliser l’automobiliste, qui de plus est une vache à lait pour l’état.

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