Peut-on générer de l’électricité avec des larmes ou de la salive ?

Des scientifiques de l’université de Limerick en Irlande ont découvert qu’une protéine présente dans nos sécrétions naturelles pouvait produire de l’électricité.

Rédigé par Maylis Choné, le 4 Oct 2017, à 11 h 35 min

Les larmes et la salive pourront peut-être bientôt produire de l’électricité. C’est le résultat d’une recherche effectuée par des scientifiques de l’université de Limerick en Irlande.

Les larmes et la salive peuvent-elles générer de l’électricité ?

Le lysozyme, protéine au coeur de la découverte des chercheurs de Limerick en Irlande, était déjà connu des scientifiques. En fait, c’est Alexander Fleming qui l’a découvert en 1922, peu de temps avant de mettre au point le premier antibiotique à base de pénicilline. Où réside alors la nouveauté ?

générer de l'électricité

De l’électricité dans nos larmes © LedyX

Ce que les scientifiques ne savaient pas jusqu’à présent, c’est que le lysozyme présent dans les larmes, la salive, le mucus ou le lait maternel pouvait-être manipulé pour produire des charges électriques. En exerçant une pression sur un film de cristaux de lysozyme pressé entre deux lamelles de verre, l’équipe a produit une forme d’énergie appelée piezoélectricité (lorsqu’une charge électrique s’accumule en réponse au stress mécanique appliqué.)

Une forme d’électricité utile pour les implants

« Alors que la piézoélectricité est utilisée tout autour de nous, la capacité de générer de l’électricité à partir de cette protéine particulière n’a pas été explorée« , explique l’un des chercheurs, le physicien Aimee Stapleton. Et comme cette protéine est biologique et non toxique, elle pourrait être utilisée comme « revêtement anti-microbiens électroactif pour les implants médicaux« .

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Aujourd’hui, les implants fonctionnent grâce au quartz. Selon l’équipe de chercheurs, les cristaux de lysozyme sont aussi efficaces que des cristaux de quartz. La découverte pourrait également ouvrir la porte à la création de nouveaux implants qui libéreraient des médicaments dans le corps, contrôlés et alimentés par des capteurs qui détectent le lysozyme sous la peau.

Illustration bannière : Ampoules et électricité – © mishchenko
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Si c, est possible ,sa serait très bien et écologique, il y aurait pa mieux .
    Le problème les gouvernements ne peuvent pas mettre les taxes sur les pleures et la salive.
    Les politiques ne seront pas d accord ,il ne pourrait plus avoir de pots de vin à se niveau? ????????????

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