Faut-il tuer certains animaux pour en sauver d’autres ?

Rédigé par Jean-Baptiste B., le 1 Dec 2014, à 11 h 36 min

L’abattage en masse n’est pas vraiment une stratégie nouvelle.

Des milliers de passereaux molothrus (les vachers) ont été tués dans les années 70 afin de sauvegarder les  parulines de Kirtland ; des milliers de chouettes rayées ont été exterminées sur la cote Ouest des Etats-Unis pour sauver des chouettes tachetées. Toutefois, bien des voix s’élèvent contre cette manière de faire.

Tuer certains animaux : les cormorans, pas responsables

Un des arguments de fond est que si les saumons sont en danger, ce n’est pas la faute des cormorans mais bien de la nôtre.  Comme le dit Robert Sallinger de la société de sauvegarde Audubon, « Les cormorans étaient là bien avant nous et que les barrages soient construits et ils coexistaient parfaitement avec les poissons. Ce sont les barrages et la destruction du milieu naturel qui ont vraiment tout bouleversé. »

D’ailleurs l’espèce des cormorans elle-même ne se porte pas si bien que ça. Leur population souffre de la réduction de leur habitat naturel : l’abattage proposé réduirait leurs effectifs d’un quart !

  • Les cormorans ne sont pas les seules espèces à se nourrir de saumoneaux : les otaries en sont friandes et remontent les rivières pour s’en régaler.

cormorans-east-sand-islandReste que l’élimination de certains animaux pour en sauver d’autres reste une stratégie que certains spécialistes considèrent, dans notre contexte, comme inévitable ; « cela pourrait même devenir une méthode de sauvegarde dominante » explique le professeur d’éthique environnementale et de philosophie à l’Université de l’Orégion, Michael Nelson. « Nous sommes sur la première ligne de défense ».

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