Etourneaux : comment volent-ils en nuées ?
Le spectacle de gigantesques nuées d’étourneaux dans le ciel est hypnotique tant il semble synchronisé. Comment est-ce possible ?

Le spectacle de gigantesques nuées d’étourneaux est hypnotique tant il semble synchronisé. Comment un tel ballet est-ce possible ?
Des décennies d’observation
C’est un spectacle fascinant que l’on voit parfois dans le ciel : ces gigantesques rassemblement d’étourneaux qui se réunissent, parfois par centaines de milliers, et semblent voler de façon parfaitement synchronisée. Mais comment une telle synchronisation est-elle tout simplement possible ?
Des chercheurs se sont penchés des décennies durant sur ces mystérieux ballets aériens ? De quoi dévoiler enfin le secret de ces étourneaux… Un secret somme toute assez simple : pas de grand algorithme ni de transmission de pensée, pour faire que des dizaines de milliers d’individus puissent voler de concert.
Sept oiseaux coordonnés
Le principe de ces vols synchronisés est au fond des plus démocratique : n’importe quel oiseau peut mener le bal, ou plutôt ce véritable ballet aérien. Chaque membre de la nuée peut l’orienter, Kern fonction de trois règle simples : alignement, attraction et esquive. Ainsi, dans une nuée d’étourneaux, chaque oiseau n’interagit en fait qu’avec les sept oiseaux se trouvant directement autour de lui. Ni plus, ni moins.

S’il repère un mouvement ou un changement de direction chez l’un de ces oiseaux, il le suit. Tout simplement. Un acte réflexe qui se transmet ainsi à toute la nuée sans avoir besoin de chef ni de consigne. Les scientifiques appellent ce phénomène « murmuration » en anglais, et « agrégation » en français.
Impressionner les prédateurs
Reste une inconnue majeure : pourquoi ces nuées se forment-elles ? Les scientifiques supposent que ce vol en masse contribue à protéger les étourneaux contre les éventuels prédateurs. Voler ainsi en groupe impressionne et constitue un excellent outil de défense en soi. Ainsi, dès qu’un étourneau repère une menace, l’ensemble de ses congénères le suivrait.
Une autre hypothèse imagine quant à elle que, au fil de la journée, les étourneaux se séparent et vivent leur vie. Jusqu’à se retrouver en masse le soir, au coucher du soleil, afin d’échanger informations et expériences. Et après tout, pourquoi pas ?
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